Freelances et indépendants aussi ont droit à la formation au digital

Il n’y a pas que les salariés qui ont tous les droits, même si parfois on peut se poser la question. Une jeune école indépendante s’est donnée pour mission de mettre la formation au digital à portée des freelances et des indépendants . Une école qui ne vise pas la quantité mais la qualité, avec des échanges et des master classes. Visionary Marketing aura d’ailleurs la chance de participer bientôt à l’une d’entre elles.

Freelances et indépendants aussi ont droit à la formation au digital

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Freelances et indépendants ont droit aussi à la formation en digital, même les plus jeunes. Après tout, il n’y a pas d’âge pour apprendre.
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Hannah Peters, fondatrice de Digi-Atlas

Hannah Peters est la fondatrice de Digi-Atlas, une école en ligne qui forme les indépendants et freelances aux techniques de marketing digital.

Créée en 2018 et commercialisée en 2019, cette école a déjà formé une centaine de personnes. Le but n’est pas de faire de l’abattage, il y a suffisamment de cela dans le monde de la formation, hélas.

Il est plutôt de faire du sur-mesure avec de petites promos et du coaching. Les cours, en outre, sont consultables à la demande, même après la formation. La taille des promos est donc limitée à des équipes d’une dizaine d’apprenants, afin de favoriser l’accompagnement à distance.

Distinguer freelances et indépendants

Il y a une distinction entre freelances et indépendants, précise Hannah. On associe souvent les freelances aux professions numériques, comme les vidéastes, graphistes, photographes. Une étude en comptait 960 000 en 2019 et parlait de 3 millions d’indépendants.

[Bonjour NDLR : nous cherchons ardemment les sources de cette étude, en attendant, nous vous fournissons les chiffres de 2018 de 404works ci-dessous]

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Qui parle de formation, parle de financement. Digi-Atlas guide les freelances et les independants dans leurs démarches de formation au digital

Les indépendants couvrent un éventail beaucoup plus large, en comptant des professions comme les coachs sportifs, les guides de canyoning, les magiciens, etc.

Les freelances et indépendants ne sont pas toujours des champions de l’internet et ont besoin de formation

Il y a ceux qui se lancent et qui ont conscience des enjeux du digital, qui doivent avoir un site Internet qui le référencer, mais qui n’y connaissent rien.

« Je pense notamment aux thérapeutes, naturopathes, sophrologues ou autres, pour qui le marketing est plutôt un gros mot, même s’ils ont conscience qu’ils doivent bâtir cette présence en ligne  » souligne Hannah. Ils sont complètement néophytes et ont grandement besoin d’accompagnement.

Il est aussi des jeunes qui désirent se lancer dans le digital, qui viennent d’être diplômés et ne trouvent pas de job. « Ils sortent d’une grande école, mais considèrent qu’ils ne savent rien faire, n’ayant que les concepts théoriques mais manquant de pratique. Ils veulent apprendre à faire » ajoute la fondatrice de digi-atlas.

Des niveaux divers et pas forcément toujours au top du top du personal branding

Digi-atlas commence par le personal branding. Les indépendants, freelances, et demandeurs d’emploi aussi, ont besoin de formation pour améliorer leur positionnement. Cela est capital pour créer son image de marque et réussir.

Digi-atlas accompagne les apprenants dans la définition de ce positionnement, et accompagne a la création d’un site Web, de A à Z, apprend à référencer, puis à créer des contenus.

Formation des freelances et des indépendants en digital : Le SEA est un peu plus compliqué

Digi-atlas apprend aussi à utiliser les leviers payants. Facebook, par exemple, qui peut être une vraie opportunité. « On leur apprend à payer moins cher via du retargeting, à cibler plus intelligemment, et à utiliser les Google Ads également.

Mais peu l’utilisent. C’est un investissement, et les indépendants n’ont bien souvent pas une trésorerie très conséquente, et il faut vite que le chiffre d’affaires rentre, ils n’ont donc pas trop la tête à investir.

Sur certains domaines cela peut être cependant très intéressant. « Quand on fait du développement Web, ou autre, une petite campagne de publicité sur Internet permettra de récupérer rapidement un retour sur investissement » explique Hannah.

La plupart privilégient le contenu référençable (SEO)

Digi-atlas : un esprit communautaire

Les apprenants accèdent tous les lundis à un nouveau MOOC disponible à vie et mis à jour.

Puis, en fin de semaine, tous se connectent en direct. Des liens se créent, cela constitue un vrai réseau. Un expert les accompagne en direct, de manière collective.

Par exemple, un hypnothérapeute va partager ses avancées SEO, et va être accompagné. Ses questions, ses suggestions, son avancement, vont aider les autres à aller plus vite et à comprendre davantage.

Il y a un véritable esprit communautaire, qui crée du réseau et tout est fait pour créer cette émulation, avec un annuaire et des bonus, précise Hannah.

La formation porte également sur les réseaux sociaux, LinkedIn, Facebook, Instagram, Pinterest, capital aussi pour le SEO, comment créer une chaîne YouTube, etc.

Digi-atlas accompagne chacun selon la stratégie à mettre en place pour lui ou elle-même.

De la digitalisation des offres à la digitalisation du travail

Des professions qui s’exercent d’abord en physique, comme par exemple le coaching sportif, ont vu pendant le premier confinement se créer une communauté en ligne. « Et ensuite, ces freelances et indépendants se sont posé la question de savoir comment monétiser cette communauté » explique Hannah. Une question à laquelle ils ont pu trouver une réponse dans cette formation.

Et finalement se sont rendus compte aussi qu’ils pouvaient avoir des personnes qui suivent leurs cours à l’autre bout de la France.

La digitalisation du travail permet finalement d’élargir aussi sa clientèle, et donc de renforcer son personal branding, son contenu, et de modifier son business model, conclut Hannah.

Voir cette étude sur les freelances en 2018 par 404 Works.

Cliquer pour accéder à etude-freelance-2018.pdf

Yann Gourvennec
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