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Innover ou mourir ? Là n’est pas la question

Innover ou mourir est un mantra répété par tous, mais est-il vrai ? Getz et Robinson nous prouvent le contraire. Innover ou mourir là n’est pas la question ! Sénèque, l’auteur romain a écrit « Ducunt volentem Fata, nolentem trahunt ». Soit en français : « les destins guident ceux qui acquiescent, ils entraînent ceux qui résistent ». Doit-on en déduire, en matière d’innovation, selon un discours entendu, qu’il faut innover à tout prix, car ne pas innover serait mortel ? Rien n’est moins vrai selon Getz et Robinson.

Deux auteurs prouvent qu’innover ou mourir n’est pas la question

Innover ou mourir
Innover ou mourir ? Telle n’est pas la question — image produite avec Midjourney.

Issac Getz (professeur à ESCP) et Alan G. Robinson (Université du Massachusetts) répondent clairement non à cette question. Selon eux, la célèbre devise « innovate or die » (innover ou mourir) a amené trop d’entreprises à croire en la mentalité du jackpot.

Cette mentalité fait le bonheur des consultants qui mettent en avant l’innovation de rupture comme étant la seule approche viable. Pourtant, celle-ci ne fournit pas de résultats à la hauteur des promesses des faiseurs de beaux discours.

Getz & Robinson pensent qu’à cette fausse bonne idée, il faut substituer un sain et simple système de management des idées (SMI) et l’amélioration continue en puisant ses idées auprès des employés et des clients.

Un point de vue radical, mais concret 

Innover ou mourir
Innover ou périr, vraiment ?

Getz et Robinson estiment que le jackpot de l’innovation devrait toujours céder la place à un solide travail de terrain avec les employés et les clients. Ils pensent qu’il faut encourager et gérer des idées. Leur concept de gestion des idées est intitulé SMI (System for managing ideas). L’amélioration continue est également au menu.

Un peu radical, mais cet article exprime quelques vérités importantes et universelles. N’oubliez pas de le lire avant de vous lancer dans un projet d’innovation. Pour acheter cet article, cliquez ici.

Extrait — innover ou mourir, est-ce un fait ?
Getz et Robinson — 2003

Innover ou quoi ? Encore une fois

« Innover ou mourir ». Ce mantra a été répété tellement de fois. Les médias, les gouvernements, les chefs d’entreprise, les professeurs de commerce, les consultants et les gourous du management s’en sont emparés. À tel point que le public en est venu à penser qu’il est vrai.

Cet article examine pourquoi les chefs d’entreprise ont été si enclins à se laisser prendre à un message aussi mal interprété. Il montre comment cela les a amenés à négliger les véritables sources de performances élevées à long terme.

Pour votre information, voici le début de l’introduction de cet article.

Introduction

« En octobre 2002, comme chaque année, le quotidien français Le Monde a publié le classement des budgets de recherche et développement des entreprises françaises. Il a également organisé un événement spécial pour célébrer les plus grands dépensiers. Cette année, le vainqueur, avec 5,1 milliards d’euros, a été EADS, un consortium aérospatial, suivi d’Aventis avec 3,5 milliards d’euros, et d’Alcatel avec 2,9 milliards d’euros.

Les médias ne sont pas les seuls à faire de la publicité à ce genre de classement. Les gouvernements le font aussi. En 2002, par exemple, le ministère britannique du Commerce et de l’Industrie (DTI) a publié son douzième tableau de bord annuel sur la recherche et le développement. D’autres gouvernements suivent les mêmes données dans leur propre pays. Pourquoi ?

La raison en est le rêve cher aux entreprises et aux gouvernements. Un rêve d’innovation avec sa promesse de succès et de richesse. C’est ce qu’indique le tableau de bord du DTI sur la recherche et le développement. “L’innovation a été mise en évidence comme étant à l’origine de la croissance dans les économies de marché libre et la recherche et le développement constituent un investissement clé dans l’innovation, car ils débouchent sur de nouveaux produits, processus et services” (p. 3).

Le rapport revient immédiatement sur cette dernière affirmation et s’en approche*. Il poursuit ensuite allègrement son activité d’affichage des données budgétaires de R & D en partant du principe qu’il détient la clé universelle de l’innovation ».

[…]

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* « Il ne s’agit bien sûr que d’une partie de l’investissement dans l’innovation puisque les investissements dans les biens d’équipement et dans le développement de nouveaux marchés, systèmes et compétences sont également importants » (p. 3)

Yann Gourvennec
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Yann Gourvennec

Yann Gourvennec created visionarymarketing.com in 1996. He is a speaker and author of 6 books. In 2014 he went from intrapreneur to entrepreneur, when he created his digital marketing agency. ———————————————————— Yann Gourvennec a créé visionarymarketing.com en 1996. Il est conférencier et auteur de 6 livres. En 2014, il est passé d'intrapreneur à entrepreneur en créant son agence de marketing numérique. More »

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