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Vivre (de) la photographie

Anatomie d’un métier-passion

Fred Marie a réussi à vivre son rêve en faisant de la photographie son métier et le Webmarketing l’y a bien aidé. Il est devenu ainsi photo reporter et a ramené des clichés et des reportages impressionnants de tous les coins du monde. Nous l’avons interviewé pour qu’il nous explique comment le marketing peut aider les photographes à vivre de leur art. Pour cela, nous allons nous appuyer sur son ebook, dont c’est la deuxième version, qui s’intitule « Photographe Stratège », réussir à vivre de la photographie et comment le Webmarketing peut vous y aider. 

Webmarketing et photographie : comment vivre de la photographie ?

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Fred Marie nous explique comment vivre sa passion de la photographie avec l’aide du marketing et du web marketing.

Vivre de la photographie est le rêve de beaucoup de photographes amateurs, et cela a été aussi le mien. Ce qui m’a motivé à ajouter cette corde à notre avec antimuseum.com. Fred nous explique que grâce aux technologies de l’information et de la communication, ce rêve peut devenir réalité, malgré les difficultés économiques et celles liées au business modèle de ce métier. À noter que les illustrations sont issues de son site fred-marie.com, ce qui vous fournira un échantillon de son talent.

Un livre pour vivre de la photographie et vivre la photographie

Fred Marie. J’ai écrit ce livre en 2018 et je l’ai réédité en 2020 pour l’actualiser avec ce que j’ai appris entretemps. Je pense en sortir une mise à jour bientôt pour y ajouter de nouvelles choses, parce que le milieu de la photo a pas mal bougé, entre l’IA, la fermeture de certains médias et l’ouverture de nouveaux… Tout cela évolue beaucoup. À titre personnel j’ai également beaucoup évolué.

Ton parcours personnel est original parce que tu n’étais pas photographe au départ

FM. J’ai fait une licence d’histoire-géo, suivi d’un master en journalisme à Sciences Po Toulouse. Assez rapidement, je me suis renseigné sur la photo et j’ai trouvé ça intéressant. On n’avait pas de cours de photo à Sciences Po, donc j’ai appris seul, en faisant beaucoup de photos.

Puis j’ai rencontré des professionnels sur le terrain. Ce qui est bien avec les écoles de journalisme, c’est qu’on t’apprend très vite que le terrain est indispensable. On t’envoie faire des reportages, que ce soit en presse écrite, radio, télé, web.

Photo Fred Marie – Polynésie française – avec l’autorisation de l’auteur

Très vite, j’ai pris un appareil photo pour documenter tout ça. Avant même de terminer le diplôme, j’ai pu commencer à faire des « piges » pour des agences et je suis devenu un des photographes de Toulouse pour certaines agences parisiennes. C’est comme ça que j’ai appris la photo. Après, j’ai monté un collectif de photographes, un magazine j’ai fait pas mal de choses et je continue de m’épanouir dans ce merveilleux métier.

Et là tu as remarqué que « les photos se vendent quelques euros », et ça, c’était avant l’IA !

FM. Il y a plusieurs écoles sur l’IA, nous allons y revenir. Mais il est clair qu’avec certaines agences comme Getty par exemple ou Google ou des stocks comme Shutterstock, Alamy, Adobe… la part qui revient au photographe est parfois de quelques centimes. La photo est tellement vendue peu cher pour des utilisations web, qu’en conséquence le photographe touche 30, 40, 50, voire s’il est chanceux, 60 % d’un prix très bas. À la fin, il ne lui reste pas grand-chose.

Le photojournalisme en tant que tel est un métier assez précaire pour les indépendants

FM. En 2021, Jean-Marie Charon et Adénora Pigeolat ont écrit le livre « Hier journalistes ». Les auteurs ont récolté plein de témoignages de journalistes d’une trentaine d’années et qui la plupart sont partis en dépression. Ils expliquent que c’est un métier passion qui les a ravagés et qui a failli les tuer.

On n’imagine pas cela quand on regarde les informations et les reporters. On se dit que c’est un métier de rêve, que c’est génial. Ces gens voyagent, ils font le tour du monde, ils rencontrent plein de gens et font des trucs assez incroyables. Mais derrière cette façade ce n’est pas un métier facile.

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Saut pendulaire en Grèce — Photo Fred Marie – avec l’autorisation de l’auteur

Il exige qu’on soit extrêmement disponible et flexible, qu’on accepte l’inconfort parfois extrême sur des reportages. On dort dehors, on n’a aucune condition de confort. Parfois on prend des risques quand on part dans des zones de guerre, en Ukraine ou ailleurs.

Le risque y est continu, dès que tu mets le pied dans le pays, à tout moment, tu peux prendre une ogive ou une balle dans la tête, marcher sur une mine… Et pour la vie de famille, c’est dur : c’est un métier où tu ne comptes pas tes heures ni l’argent que tu gagnes à la fin de l’année.

Le journaliste passe plus de temps à compter l’argent qu’il a perdu que celui qu’il a gagné !

FM. En outre, la concurrence est quelque peu faussée avec les agences de presse filaires comme l’AFP, Reuters, AP… qui cannibalisent le marché en fournissant des images quasiment gratuitement aux médias au travers d’abonnements annuels.

En tant qu’indépendant, tu as beau avoir la meilleure photo, si le client peut en avoir une autre quasi gratuitement, le choix sera vite fait !

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Photo Fred Marie – Mission Jeanne d’Arc – avec l’autorisation de l’auteur

D’où la fameuse expression métier-passion. En général, ça veut dire qu’on ne gagne rien.

FM. En effet, si tu utilises les mauvaises techniques, en tout cas si tu ne fais pas les efforts nécessaires, tu ne vas pas gagner grand-chose. Mais c’est justement là qu’il faut pondérer les propos.

La photographie est un métier où il y a encore beaucoup d’argent

FM. C’est juste qu’il n’est pas réparti de façon équitable. Il est des gens qui vivent très bien de ce métier, qui gagnent très bien leur vie et pas que dans la presse, dans la photographie de portrait corporate, la photo de mariage, etc., mais pour un petit nombre de personnes qui gagnent très bien leur vie, tu as en regard une masse de gens qui n’y arrivent pas.

Les raisons en sont multiples.

Il faut soit se résigner, soit saisir de nouvelles opportunités. Quelles sont-elles ?

FM. Je vais te parler d’une époque que je n’ai pas connue, car je n’étais pas né. C’était la période dorée du photojournalisme. En fin de compte, ce n’était pas une époque si dorée que cela pour les photographes.

J’en parlais il y a peu avec Patrick Chauvel, un ami photographe, qui a commencé le grand reportage au Vietnam. Il a connu cette période-là. À l’époque on disait que c’était la période dorée, mais cela est faux, ce sont les agences qui tiraient les marrons du feu parce qu’il y avait très peu de photographes capables de faire de bonnes photos. De ce fait, il y avait des agences qui réussissaient à mettre la main sur ces photographes et à vendre leurs photos aux seuls supports de presse qui permettaient d’informer les gens à l’époque. C’étaient les news magazines, comme Paris Match, Life, etc.

L’argent coulait à flots

FM. L’argent coulait à flots. Mais quand on a ajouté la télévision, Internet et les réseaux sociaux, cette énorme source de financements s’est tarie. À cela on ajoute une masse de photographes capables de faire des choses de très bonne qualité et on réduit encore plus le flux.

Mais là où il y a des opportunités, c’est qu’Internet et les réseaux sociaux ont permis à des photographes de se lancer beaucoup plus vite.

Internet et les réseaux sociaux ont permis aux photographes de se lancer plus vite.

La photographie avant et après

FM. À cette époque, il fallait faire appel à un photographe pour faire son métier de photographe, c’est-à-dire prendre le cliché, développer des photos, utiliser la lumière, faire un travail de composition de cadrage. C’était un métier d’artisans.

Aujourd’hui tu vas à la FNAC et tu ressors avec un boîtier à 1000 ou 2000 euros, tu lis 3 tutoriels sur Internet et tu sais faire des photos qui sont correctes. Ou tu disposes d’un téléphone portable et tu arrives à faire des photos correctes avec ce téléphone et l’IA qui permet d’améliorer les images. C’est beaucoup plus facile.

À cela tu rajoutes les réseaux sociaux qui permettent de te faire connaître partout dans le monde en 2 clics, le référencement naturel, la publicité, et tu touches une audience. C’est quelque chose qui n’existait pas à l’époque, où il fallait que ton téléphone fixe sonne, que tu sois à la maison pour décrocher et qu’on t’envoie quelque part.

Aujourd’hui tu peux décider toi-même d’aller quelque part très vite, de traverser le monde entier pour quelques centaines, quelques milliers d’euros, pour aller faire un reportage. Les opportunités sont partout et surtout tu as la possibilité de passer d’un marché à l’autre très facilement, de faire du portrait, du mariage, du « corpo », de la photo sociale et culinaire, etc. Il y a pléthore de formations en ligne qui t’apprennent à faire cela correctement pour rien sur YouTube et les podcasts et tu peux te former gratuitement sur plein de choses, même à la stratégie d’entreprise.

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Photo Fred Marie – Guerre en Ukraine – avec l’autorisation de l’auteur – on est bien loin du web marketing sur cette photographie mais en fait celui-ci n’est jamais loin.

Mais il y a cette fameuse IA générative, on ne peut y échapper !

FM. J’utilise quotidiennement l’IA. Pas l’IA génératrice d’images, mais celle du type ChatGPT et notamment les IA de montage vidéo, cela m’est très utile.

À côté j’ai monté un magazine. Pour la rédaction de ce magazine notre équipe se sert beaucoup de l’IA pour nous faciliter l’écriture et la recherche de sources, etc.

Cela m’amuse beaucoup c’est super intéressant parce qu’on vit vraiment une révolution. Ce mot n’est pas anodin. On est en train de passer un cap, comme à l’arrivée d’Internet. Comme toutes les innovations technologiques, soit tu montes dans le train, soit tu le rates. Je trouve que c’est une chance, que c’est passionnant et super encourageant pour nous.

Car on se rend compte que ce n’est pas encore au point, notamment pour la création d’images. Cela va créer de nouveaux marchés. J’en parlais dans un podcast avec la photographe Pauline Goyard qui bosse avec Adobe justement sur toutes ces questions et elle m’expliquait que ce qu’Adobe utilise ses photos de l’Adobe Stock pour nourrir leur IA et éviter ce qu’a fait Midjourney. Midjourney a juste « scrapé » Internet pour générer des photos

Adobe Stock a compris que cela n’est pas viable d’un point de vue juridique.

Bientôt tu seras payé pour faire des photos qui ne seront pas utilisées comme des photos comme aujourd’hui, c’est-à-dire être publié, être utilisé, mais pour nourrir une IA. Je trouve ça génial le fait qu’on ouvre un nouveau marché.

L’IA sera-t-elle donc une occasion de faire remonter les prix, comment et pourquoi ?

FM. C’est une bonne question. Il faut pondérer ce que je dis au tout début sur le fait que les photos sont achetées pour quelques centimes. C’est vrai pour une partie du marché, mais c’est faux dans l’ensemble. Certains médias je pense par exemple à Paris Match, le New York Times ou Stern, les gros news magazines mondiaux, vont passer plusieurs centaines d’euros par jour en commande. Le journal Le Monde, par exemple, paie un photographe en continu en Ukraine 300- 350 euros au jour tous les jours, en plus des frais et des « fixeurs ». En réalité, le photographe coûte plutôt 1000 euros la journée si on ajoute toutes les charges. Un média comme Paris Match va payer plusieurs milliers d’euros le reportage. Stern où le New York Times, c’est pareil.

Webmarketing et photographie : comment vivre de la photo – c’est le titre de l’ebook de Fred Marie sur ce sujet.
Webmarketing et photographie : comment vivre de la photo – ebook de Fred Marie sur ce sujet.

Si je dois photographier le réel, par exemple la guerre en Ukraine, ou le portrait d’une personne, je ne vais pas le générer avec une IA, je vais devoir me déplacer, aller poser mes flashs et faire ce portrait.

Dans les grands journaux, il y a encore des iconographes, des « picture editors ». Ils n’en sont pas encore à écrire des prompts pour faire ça. Ils en sont encore à passer des coups de fil à des photographes pour leur dire « Salut ! ça te dit d’aller faire des photos demain à tel endroit, tu es payé tant ».

Avant de remplacer ça, je ne dis pas que ce ne sera jamais le cas, il va se passer beaucoup de temps et je pense qu’on aura largement le temps de se former pour faire autre chose ou pour apporter plus de valeur.

Webmarketing et photographie : l’IA a bon dos aussi, non ?

FM. Je pense que les photographes n’ont pas attendu l’IA pour standardiser leur production. Quand tu regardes dans le photojournalisme et surtout dans la photographie de portrait ou culinaire. Beaucoup de photographes ont compris qu’il y a un modèle économique qui marche bien, c’est la formation. Beaucoup se sont lancés dans des ateliers, des formations en ligne. J’en fais partie.

Cela a amené beaucoup de nouveaux photographes à se lancer en utilisant les façons de faire d’autres photographes. Cette uniformisation est déjà présente depuis assez longtemps. Dans la photo de presse, elle est intervenue à travers les festivals et les grands prix photo.

Vers une standardisation du style ?

FM. Je pense à Visa pour l’image, à Perpignan, où depuis 35 ans, on remarque que le même style est présent. Je n’irai pas jusqu’à dire que tu as l’impression que c’est le même photographe qui a fait les photos, mais il y a quand même des choses qui interpellent. Il y a mimétisme, inconscient ou pas, qui se fait jour.

Pour l’IA, ce qui est assez marrant, notamment Midjourney, c’est que le style, justement, change en fonction des versions. Entre la 5.1 et la 6, tu n’auras pas le même style d’image.

Au début, les images produites faisaient très illustrations, très dessins. Et après, ils ont décidé de faire plus photographiques, plus réalistes. Mais il y a encore des bugs. Je suis sûr que dans 2-3 versions tu auras un résultat proche de la réalité.

L’IA ce n’est pas si évident que cela

FM. Par contre, ce qui est intéressant aussi, c’est que générer une photo avec l’IA notamment avec Midjourney, c’est loin d’être évident.

Or, en tant que photographes, nous sommes les mieux placés pour réussir à faire ça. Tu peux lui dire « fais-moi une photo avec une optique de 28 mm à 2.8 » et il comprend qu’il faut faire un flou d’arrière-plan. Où encore « utilise une lumière douce sur le visage de la personne » et ainsi obtenir un rendu proche de ce que nous faisons dans le réel.

Les gens qui critiquent l’IA génératrice d’images sont les gens qui ont juste tapé une phrase à l’arrache comme ça sans réfléchir et qui disent « ah vous avez vu, c’est de la ***** », alors que quelqu’un qui est capable de passer une heure ou deux à faire un prompt et faire plusieurs itérations pourra produire quelque chose de satisfaisant.

Et que penses-tu de l’IA pour la retouche photo ?

FM. La on retombe dans le vieux débat « faut-il retoucher ses photos ? ». La question ne se pose pas dans le sens où si tu fais du photojournalisme, tu ne retouches pas tes photos. Tu peux en améliorer un peu l’esthétique. Pour le reste, même à l’époque où tu développais en argentique, certains photographes pouvaient passer 5 heures en développement juste pour changer la couleur du ciel !

C’est donc un débat stérile ?

FM. Si tu regardes le documentaire de Christian Frei sur Jim Natchwey intitulé War Photographer tu vois une scène incroyable où il est dans son laboratoire et il passe littéralement une heure à tirer une photo pour améliorer le ciel, retoucher le visage du gamin qui est au premier plan, et tout ça pour que ça aille dans le sens qu’il désire.

Il y a des gens qui vont s’émouvoir du truc comme Steve McCurry quand il s’est fait prendre la main dans le sac à bidouiller ses photos.

C’était un peu ridicule, mais surtout, il s’est fait ensuite « défoncer » sur Internet.

En Ukraine par exemple j’avais cette discussion quasiment tous les jours avec Chauve. Quand on était ensemble sur le terrain tout ce qu’il recherchait c’était des photos de combats. Les clichés posés dans les tranchées à 500 mètres des Russes ça ne l’intéressait pas. Il voulait le soldat qui tire pour de vrai. Pas le type qui fait semblant ou qui pointe son flingue vers rien moi je trouvais que c’étaient des images déjà assez fortes. Pas lui.

Cela me fait penser aux fausses reconstitutions des champs de bataille de 14

FM. Sur une zone de guerre, il ne se passe pas grand-chose. Sur 24 heures tu vas avoir peut-être 2 minutes d’action et sur les 2 minutes d’action où ça va tirer de tous les côtés, si ça arrive, tu ne pourras pas faire de photos de toute façon parce que soit cela ne sera pas possible techniquement à moins de s’exposer et e risquer de se prendre une balle ou un éclat. Qui que tu sois, Chauvel où Natchwey, ça n’y change rien.

Ce que tu vas pouvoir photographier, c’est l’attente. Sauf si, par chance tu es assez bien placé. C’est pour ça que toutes les images d’archives sont souvent des images de reconstitutions. Et bien souvent d’ailleurs c’est de la propagande. Par exemple, quand tu vois les scènes de Diên Biên Phu où les soldats français sortent les drapeaux blancs, ce sont des reconstitutions faites avec des prisonniers. Ils ont sorti les soldats du camp en leur proposant soit de tourner leur défaite ou de les tuer. Ce sont des images de propagande.

Webmarketing et photographie : un métier difficile, mais dont on peut encore vivre

FM. Absolument. Ce qui est sûr, c’est que les modèles économiques évoluent de plus en plus rapidement au fil du temps. Et un photographe qui ne s’intéresse pas à l’IA, aux NFT, etc. c’est un photographe qui creuse sa tombe. Il faut se tenir au courant des nouveautés. Le marché de la presse a déjà beaucoup évolué et il va continuer à évoluer.

Par contre, fondamentalement, le métier de journaliste, lui, n’évolue pas beaucoup. Depuis les années 20, depuis Albert Londres, le journaliste est là pour raconter des histoires, l’actualité, raconter le monde, informer, vulgariser, ça ne change pas trop.

C’est juste qu’on n’utilise pas les mêmes outils qu’Albert Londres. Il n’avait pas d’iPhone, il n’avait pas Facebook, il n’avait pas l’IA.

Ce sont les technologies de l’information et de la communication et les médias sociaux qui pourront sauver notre profession et lui donneront encore de l’importance. Parce que le photographe a un vrai rôle social.

Le photographe et le photographe de presse en particulier est là pour raconter l’histoire avec un grand H. Il veut montrer comment était la société à un moment donné de l’histoire. Alors, certes, il y a parfois un peu de propagande et du parti pris, mais au moins c’est utile pour raconter l’histoire.

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Yann Gourvennec created visionarymarketing.com in 1996. He is a speaker and author of 6 books. In 2014 he went from intrapreneur to entrepreneur, when he created his digital marketing agency. ———————————————————— Yann Gourvennec a créé visionarymarketing.com en 1996. Il est conférencier et auteur de 6 livres. En 2014, il est passé d'intrapreneur à entrepreneur en créant son agence de marketing numérique. More »

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