5 idées force du livre « la communication digitale expliquée à mon boss »

Voici 5 idées force tirées du livre « la communication digitale expliquée à mon boss » dans cette interview réalisée par Frédéric Canevet lors d’une conférence Web 2 Connect sur le sujet de notre ouvrage, et best seller, La communication digitale expliquée à mon boss. Je republie cette interview qui date de 2013 car, avec le recul, beaucoup de ces conseils restent d’actualité. Le marketing digital étant devenu essentiel, avec l’isolement dans lequel se retrouvent les entreprises, les employés, les vendeurs et les clients, j’ai pensé que ces conseils pourraient vous être utiles pour passer les prochains mois sans encombres et en profiter, pourquoi pas,  pour retourner la situation à votre avantage. 

5 idées force du livre « la communication digitale expliquée à mon boss »

5 idées force du livre "la communication digitale expliquée à mon boss"
5 idées force tirées du livre « la communication digitale expliquée à mon boss »

Quelles sont les idées force de la communication digitale expliquée à mon boss ?

Dans ce livre, on trouve 450 pages d’idées, mais j’en ai sélectionné cinq spécialement pour vous.

5 idées force de la communication digitale : n°1 – ce n’est pas un domaine de geeks

La première, et non des moindres, c’est que le marketing digital ou la communication digitale n’est pas un domaine de geek. Il faut sortir de cette idée reçue. Il s’agit certes d’un domaine qui requiert une forte technicité, tout comme la comptabilité à double entrée, ou n’importe quel autre domaine des affaires, il vous faut maîtriser cette technicité.

Elle n’en minimise pas pour autant l’importance du sujet. En comptabilité, si vous vous trompez, les conséquences peuvent être graves.

Le digital, de la même manière, est devenu un passage obligé. Il faut en maîtriser le vocabulaire, la portée stratégique, mais ce n’est pas pour autant un domaine de geek, donc il faut se départir de cette idée.

5 idées force de la communication digitale : n°2 – ne pas céder à la mode

La deuxième chose, c’est qu’il ne faut pas céder à la mode et lancer des initiatives pour faire de l’esbroufe, mais parce qu’elles ont un intérêt et qu’elles répondent à un objectif. Soit un objectif que vous aviez auparavant, soit un objectif que la technologie a révélé et auquel vous n’aviez pas pensé. Parce qu’il faut aussi réfléchir dans ces deux sens. Donc, surtout, ne pas céder à la mode et faire un blog, par exemple, pour le plaisir de faire un blog, il existe des cas où cela n’a pas grand intérêt. Et il en existe beaucoup d’autres où au contraire, un blog vous permettra de vous positionner ou même de vendre, notamment si votre métier est le conseil.

5 idées force de la communication digitale : n°3 – le digital est pour tous et pas seulement les grandes entreprises

La troisième idée force, c’est que le digital est pour tout le monde, et pas seulement pour les entités de plus de 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Je dirais même que c’est essentiellement fait pour ceux qui ne font pas 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Imaginez une grande entreprise au top du CAC40, avec ses 300 ou 500 millions d’euros de budget de publicité, qui va faire du digital. Pour elle, le numérique sera dans l’épaisseur du trait.

Rajouter 30 ou 40 millions à donner Google à l’intérieur de cet énorme budget, cela ne représente pas grand chose.

Mais si vous êtes une petite PME, quels sont les outils que vous avez à votre disposition, qui sont abordables et qui sont à la mesure de votre chiffre d’affaires et de vos moyens pour pouvoir vous faire connaître ?

L’Internet est, dans ce cas, le moyen rêvé de se faire connaître. Et là, en France, nous avons un gros souci. 70% des entreprises, selon Serge Henri Saint Michel qui a écrit la partie dédiée aux PME, ne maintiennent jamais leur site web*. Et je ne parle pas des 30% qui rajoutent une page par an et qui croient que le travail est terminé.

Et cela n’est pas normal parce qu’un site web, pour une entreprise, qu’elle soit grande ou petite, doit devenir une priorité, c’est la vitrine de l’entreprise sur l’extérieur. Ce n’est pas un gadget, c’est essentiel.

[NDLR *malgré le Covid, il n’est pas sûr que ce chiffre se soit beaucoup amélioré]

C’est un moyen de vendre, de se faire connaître, parfois de vendre directement en ligne, un moyen d’aider ses clients qui ont acheté en magasin quand ils ont besoin de support client en ligne, etc.

Une petite entreprise ne devrait-elle pas au contraire, faire du guérilla marketing et utiliser des tactiques peu onéreuses mais efficaces ?

C’est ce qui se passe à l’étranger. La première chose que va faire n’importe quelle TPE, PME ou même auto-entreprise du Royaume Uni qui va créer son bed and breakfast ou sa société, c’est de vous dire qu’il/elle va installer son site web. Ils ne sont pas plus intelligents, pas plus doués. Il n’en savent pas beaucoup plus que leurs collègues français, mais ils foncent et ils essaient. Et c’est cela qu’il faut faire.

Je vais prendre un exemple en Grande-Bretagne. C’est un petit antiquaire à la sortie de Lincoln. C’est une ville des Midlands dans une région très rurale. À la sortie de Lincoln, ce monsieur vend des antiquités et il a une petite boutique.

Il vend des antiquités partout en Grande-Bretagne, mais aussi partout dans le monde. On le rencontre dans les conférences, notamment une conférence qui s’appelle Lincoln Live, à laquelle j’ai participé, et où on rencontre des tas de gens comme lui, qui sont des entrepreneurs.

Certes les britanniques ont l’avantage de la langue, mais ce n’est pas seulement une question de langue, mais d’esprit d’entreprise et de passer le pas.

Et puis, il s’est intéressé aussi très vite aux médias sociaux. Il n’a pas commencé à se dire « les médias sociaux, il faut que j’en fasse parce que tout le monde en fait ». Il n’a pas commencé par dire « non, ça ne m’intéresse pas parce que je vendrai jamais sur Facebook ». Il a essayé des choses qui ont marché, et d’autres qui ont échoué. Et il a gardé ce qui marchait et éliminé ce qui ne marchait pas. De manière pragmatique.

5 idées force de la communication digitale : n°4 – l’importance du contenu

Le quatrième point le plus important, c’est bien entendu le contenu. J’appelle cela le carburant du Web. Si vous n’en mettez pas, le web s’arrête. Les  utilisateurs viennent voir votre site web parce qu’ils y trouvent des contenus intéressants, parce que vous vous êtes intéressé à eux et pas seulement à vous-mêmes.

Or, c’est justement ce qui pèche la plupart du temps dans les stratégies de contenus des entreprises. Elles font des contenus parfaits parce qu’elles s’intéressent à elles mêmes. Il faut absolument qu’elles se regardent dans le miroir. « Oh qu’il est beau, mon contenu ! ». Cela n’a aucun intérêt.

Celui qui doit dire si le contenu est beau et bon, c’est le visiteur

Et pourquoi ces visiteurs sont-ils importants ? car ces visiteurs peuvent être un jour transformés en prospects, et de prospects en client. Et sinon, en prescripteurs.

Sans trafic, vous n’aurez pas de prospects et vous aurez raté votre stratégie de communication digitale.

5 idées force de la communication digitale : n°5 – un secteur encore naissant mais dont l’importance est grandissante

Le cinquième et dernier point que j’ai sélectionné pour cette interview, on en a souvent discuté, notamment dans le fameux rapport McKinsey, qui est sorti en 2011 à l’initiative du gouvernement, est un secteur qui pèse en 2013 à peu près 3% ou 4% de l’emploi en France (en 20A3) et à peu près 3,5 à 7% — selon les sources — du PIB français, c’est à dire beaucoup et peu à la fois.

Mais ce secteur commence à représenter quand même plus que l’agriculture.

Mais en fait, ce n’est pas là que c’est important. Ce qui compte, c’est de bien comprendre que le digital se retrouve dans tous les secteurs et que même pour vendre des machines à laver, on fait du digital.

Le e-commerce va passer au u-commerce (ubiquitous commerce ou commerce omniprésent). Omniprésent à tel point que bientôt, nous n’en parlerons plus tant il sera entré dans nos vies.

Dans le passé on parlait de multi-canal, mais en fait, c’est à une fusion des canaux à laquelle on est en train d’assister.

Donc, arrêtez-donc de penser que le digital est fait pour les geeks. Il est là pour tout le monde. Tout le monde peut en faire. Et tout le monde va se former dans les cinq ans qui viennent.

Il  devient une partie intégrante de tous les métiers.


8 ans plus tard, je mesure à quel point mes prévisions étaient justes et fausses en même temps. Certes, tout ce que je disais ici s’est plus ou moins révélé, c’était facile à deviner, car le seul élément limitant était le temps et la barrière mentale qui empêchait les utilisateurs de sauter le pas et de s’emparer du digital pour en faire quelque chose de meilleur.

Après tout ce temps, je sens encore beaucoup d’hésitations, j’entends poser de mauvaises questions, je vois encore beaucoup d’entreprises sauter sur les modes sans vraiment les comprendre, et oublier de se poser les bonnes questions.

La compréhension du domaine est encore assez mauvaise. Et non ! Tout le monde ne s’est pas formé au digital, même si les choses s’améliorent.

Pourtant, la crise actuelle a précipité les évémenents, et forcé les entreprises à se sortir la tête de l’eau. Encore beaucoup de chemin est à parcourir, mais une chose est sûre : la question de savoir si le marketing digital est important ne se pose quasiment plus aujourd’hui. 

Yann Gourvennec
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