ERP : quel avenir pour les logiciels intégrés de gestion à l’ère du cloud ?

Les logiciels intégrés de gestion ou ERP (acronyme de Enterprise Resource Planning) sont sur la scène depuis de nombreuses années. Ils sont venus, il y a bien longtemps déjà, remplacer les logiciels de gestion spécifiques que chaque entreprise développait pour son propre compte aux débuts de l’ère informatique (jusque la fin des années 1980). On pourrait croire le dossier classé et que les ERP ne fassent plus partie des sujets intéressant les aficionados de l’innovation. Et on aurait bien tort. Les ERP sont en effet à la croisée des chemins, et à l’ère du cloud computing omniprésent, ils sont sommés à tout prix de se réinventer. Voici une rupture qui prendra certainement plusieurs années pour s’installer, mais qui fera indéniablement parler d’elle tant elle aura un impact sur la gestion des entreprises, mais aussi et surtout sur le quotidien des utilisateurs d’ERP qui ne manqueront pas de pousser un soupir de soulagement en voyant évoluer ces grandes suites logicielles rigides et difficiles d’utilisation. Tour d’horizon du sujet avec un expert, Marc Sailly, Président d’Axys Consultants

ERP Innovation
Comme l’indique Gartner dans son document ERP PRIMER de 2019 « les ERPs ne sont plus ce qu’ils étaient il y a 15 ou même 10 ans. Les organisations remplacent leurs lourds et rigides ERP par des suites plus souples et plus adaptables déployées dans le cloud. Les fournisseurs de suites ERP déploient en ce moment de nouvelles technologies comme l’IA et le Machine Learning pour améliorer leurs systèmes et   new technologies such as artificial intelligence (AI) and machine learning (ML) to enhance their systems, changeant ainsi les fonctionnalités principales de ces ERP et de leurs interfaces Homme Machine ». Comme d’habitude avec les rapports américains, il faut tabler sur un décalage certain avec l’Europe et notamment la France, mais la tendance est bel et bien là.

Quel futur pour l’ ERP à l’ère du cloud computing ?

L’ERP est né dans les années 80 et n’a cessé depuis lors de se développer. Il a fini par prendre une place incontournable dans le paysage applicatif des entreprises. Il serait donc facile de croire ce paysage immuable mais rien n’est plus faux.

« La première question à se poser avant de réfléchir à ce que pourrait devenir l’ERP de demain, c’est de savoir si l’ERP existera toujours dans 10 ans ou en tout cas s’il occupera encore la place qu’il occupe aujourd’hui dans les entreprises » nous dit Marc Sailly. La remarque est pertinente. Le monde des ERP est en pleine révolution et Gartner ne s’y est pas trompé (cf. son Primer de février 2019 sur le sujet des ERP)

On peut se poser légitimement cette question car sur le marché, naissent régulièrement de nouvelles solutions. « Plutôt des solutions de niche qui intègrent de forts niveaux d’innovation et qui intègrent également nativement les nouvelles technologies émergentes ».  

Ce sont de réels concurrents pour les ERP sur ces sujets de niche. Ces derniers n’ont pas la capacité d’innover autant sur chacun des domaines qu’ils couvrent.

L’approche best of breed versus le tout intégré

Un autre risque pour les ERP c’est l’agilité que peuvent avoir les acteurs best of breed. « Généralement, un ERP fonctionne sur des cycles de 5 ans ; tous les 5 ans il y a une version majeure qui sort. Ce modèle n’est potentiellement plus compatible avec la nécessité, aujourd’hui, d’intégrer régulièrement de nouvelles technologies » poursuit le patron d’Axys consultants. Lire la suite

6 eBooks de stratégie numérique gratuits écrits par des étudiants de GEM – @grenoble_em

Voici un petit texte que j’ai écrit il y a quelque temps afin de vous présenter un ensemble de livres électroniques basés sur le travail effectué par mes étudiants du Master spécialisé en stratégie digitale de Grenoble Ecole de Management. Digital Me Up (http://digital-me-up.com) a été lancé il y a cinq ans. J’ai décidé de créer cet espace en ligne afin de servir de base à mon enseignement du marketing de contenuMon idée de départ était que, si je les encourageais suffisamment, nos étudiants s’attacheraient tellement à ce blog, qu’y écrire serait pour eux un plaisir.

ebooks
4 de nos 6 ebooks de stratégie numérique gratuits réalisés à partir d’articles écrits par nos étudiants
L’idée était essentiellement de leur donner goût au marketing de contenu plutôt que de les noyer de concepts. Moins de théorie, plus de pratique.

C’est ce que nous appelons le modèle GLM (GEM Learning), un moyen pratique d’acquérir des connaissances visant à amener les étudiants à apprendre par la pratique. Lire la suite

Marques de contenu ou contenus de marque ? Il faut choisir #imbs17

Des marques de contenu et non du contenu de marque : voilà un concept qui m’a bien plu. Le iMedia Brand Summit 2017 s’est ouvert le 13 juin 2017 avec une Keynote très inspirante, à Biarritz au cœur du pays basque. Andrew Davis (voir la photo ci-dessous) nous y a appris qu’il fallait arrêter de nous focaliser sur le contenu de marque et comment, au contraire, créer des marques de contenu. Un conseil qui peut paraître anodin et qui pourtant est frappé au coin du bon sens. [MAJ du 30 mars 2019] Une publication récente sur LinkedIn rédigée par un confrère m’a incité à republier ce billet où on apprend que le fameux entonnoir des ventes date de … 1898 !]

Construisons des marques de contenu et non du contenu de marque

Marques de contenu : Andrew Davis Nous sommes noyés de données, LinkedIn, bases de données, Big Data, les données que vous convoitez et celles dont vous préféreriez vous débarrasser… « Pourtant les marketeurs peuvent retirer de bons insights à partir d’échantillons de données relativement petits » nous a expliqué Andrew Davis dans son discours d’introduction. Ceci étant, la part du gâteau du marketing reste toujours la même.

Cette part de gâteau du directeur marketing est répartie sur un nombre croissant d’activités, car au fil des années, nous avons ajouté tant de nouveautés que nous nous y sommes noyés.

Le contenu découpé en morceaux et les budgets aussi

D’abord nous avons ajouté les sites Web, puis le référencement naturel, et les promotions et la publicité, puis les médias sociaux, à tel point que les budgets ont fini par être découpés en morceaux de plus en plus petits car la part globale du budget marketing n’a pas crû.

« Tout cela pour quel retour sur investissement ? » a demandé Andrew. Nous avons besoin de le mesurer. Pour cela nous avons à notre disposition les CPC, les CPM, les CPA etc. mais en fin de compte, notre compréhension de nos actions marketing et de leur impact reste très limitée. Ce dont nous avons besoin, selon Andrew, est d’une nouvelle vision du monde, rien de moins. Et j’ai bien apprécié ce qu’il a dit sur la façon dont les marketeurs devraient regarder le monde. Lire la suite

Data Science : Ethique et Science Des Données Sont Indissociables

La force combinée des données et des technologies de l’information fait progresser l’innovation dans presque tous les domaines de l’entreprise humaine. De la même manière, la Data Science [NDT: je garderai ici le terme anglais de Data Science que je ne peux traduire par l’expression littérale « Science des Données », même si le sens en est exact] influence aujourd’hui profondément la manière dont le monde des affaires évolue dans des domaines aussi divers que les sciences de la vie, les Smart Cities et les transports. 

Aussi convaincantes que soient devenues ces avancées, les dangers de la Data Science sans considérations éthiques sont tout aussi évidents – qu’il s’agisse de la protection de données personnellement identifiables, de la partialité implicite dans la prise de décision automatisée, de l’illusion du libre choix dans le rapport à la segmentation démographique, des impacts sociaux de l’automatisation ou du divorce évident entre confiance et réalité dans la communication virtuelle. 

Justifier la nécessité de mettre l’accent sur l’éthique de la Data Science va au-delà d’une simple observation de ces opportunités et de ces défis, car la pratique de la Data Science remet en question notre perception de ce que signifie d’être humain.

Cette contribution a été inspirée par la remarquable contribution de Julie Compagny dans un article qu’elle a écrit pour Digital Me Up. Digital Me up est le blog de nos étudiants du Master Spécialisé international en Stratégie Numérique (Digital Business Strategy) de Grenoble Ecole de Management, où j’enseigne. Julie en est l’une des étudiantes de l’année académique 2018-2019. Ce sujet sera au menu de la conférence du mois prochain sur «Technologie et innovation», que je présenterai dans les locaux de l’incubateur de Vinci, qui porte bien son nom, Leonard.

La Data Science influence les pratiques commerciales d’aujourd’hui

Data Science Ethics
Le Pr Lee Schlenker avec Camille Desforges de Vinci, prépare sa conférence hors-site du 5 avril. Le Master Spécialisé en Stratégie Digitale de Grenoble Ecole de Management sera accueilli par Vinci ce jour-là
Si l'éthique est définie comme des valeurs partagées qui aident l'humanité à différencier le bien du mal, la numérisation croissante de l'activité humaine façonne les définitions mêmes de la façon dont nous évaluons le monde qui nous entoureClick to Tweet

Margo Boenig-Liptsin souligne que notre recours croissant à la technologie de l’information a fondamentalement transformé les concepts traditionnels de « confidentialité », « équité » et de « représentation », sans oublier celui de « Libre choix », « vérité » et « confiance » . Ces mutations soulignent l’empreinte et les responsabilités croissantes de la Data Science — et pas seulement en termes de 0 et de 1 — car la Data Science ébranle les fondements perceptuels de la valeur, de la communauté et de l’équité.

Si les universités ont rapidement mis en place des programmes de Data Science axés sur les statistiques, le calcul et le génie logiciel, peu de programmes répondent aux préoccupations sociétales plus vastes de la Data Science. Moins nombreux encore sont ceux qui analysent la façon dont les pratiques responsables en matière de données peuvent être conditionnées et même encouragées. Décrivons en grandes lignes ce défi qui se présent à nous. Lire la suite

Retour sur le salon Big Data 2019 – avec @bigdataparis

Big data paris 2019
Visionary Marketing était fier d’être partenaire de ce magnifique salon pour la 3ème année consécutive

Le salon Big Data 2019 fut très riche et le symbole de la vitalité de ce secteur, qui ne se dément pas au fil des années.

Les professionnels et amis du Big Data rencontrés sur les stands et dans les couloirs du salon étaient tous unanimes : l’activité 2019 est soutenue, très soutenue, et nous ne bouderons pas notre plaisir.

Car les prévisions sur les métiers des data n’ont pas manqué ces dernières années, mais encore fallait-il deviner que — malgré la réticence de certains professionnels notamment dans le marketing — le marché se développerait à ce point. Et je pense que nous n’avons encore rien vu. Encore faudra-t-il tenir bon sur l’éthique, un sujet épineux que j’ai abordé lors de Data Marketing Paris et qui sera à nouveau à la Une de Visionary Marketing demain matin dans un billet anglais de Lee Schlenker.

big data paris 2019
La gigantesque salle du palais des congrès de Paris pleine à craquer de professionnels des data. Quand on vous disait il y a 6 ans que c’était l’avenir du marketing (et du reste)…

L’affluence remarquée encore cette année au salon dont Visionary Marketing était partenaire média pour la troisième année consécutive était en effet à l’aune de cette activité frénétique du secteur.

Et de penser qu’on peut remplir la gigantesque salle du Palais des Congrès de la porte Maillot pour accueillir des événements professionnels devrait faire réfléchir ces marketeurs qui, un peu hâtivement, rejettent le B2B au coin des activités de niche (rappelons que le B2B représente environ les 2/3 de l’économie).

3 articles de Visionary Marketing pour le salon Big Data Paris 2019

Revenons donc ici sur 3 articles qui ont marqué l’organisation du salon Big Data 2019 Lire la suite