ABM (Account-Based Marketing) : pour en finir avec la génération de leads

L’ABM, qu’es acquò ? Un peu comme M. Jourdain j’ai eu l’impression, en découvrant cette méthode, inventée en 2002 par Accenture puis tombée dans l’oubli avant de ressurgir récemment, de l’avoir déjà pratiquée et de le pratiquer encore. C’est pour cela qu’elle m’a paru pertinente, et que je l’ai analysée dans un récent billet conçu pour notre client Touch & Sell.

La méthode ABM – Account-Based Marketing

La méthode ABM, pour Account Based Marketing, est en effet fort intéressante en ce qu’elle résout, ou moins sur le papier, un bon nombre de problèmes que nous avons décrits précédemment. À commencer par la remise en question salutaire de la notion de « leads ». L’ABM part du principe que l’on doit renverser l’entonnoir des ventes (sales funnel), dont je fournis dans ce billet un historique qui montre que son invention remonte à … 1898 !

en ABM l'entonnoir des ventes est renversé
en ABM l’entonnoir des ventes est renversé (image tirée du livre « ABM for dummies »)

Le principal apport de l’ABM

C’est le principal apport de cette méthode qui remet les choses en place, et dans le bon ordre. Il y a eu trop de blablas prononcés au sujet des « leads » dont on a attendu trop de miracles et qui ne peuvent arriver. Lire la suite

ABM (Account-Based Marketing) : pour en finir avec la génération de leads was last modified: juillet 5th, 2019 by Yann Gourvennec

Vente et Marketing : les frères ennemis – avec @Touch_sell

vente et marketing les frères ennemis
Vente et marketing, les frères ennemis, parfois moins drôles que les originaux au vu de certaines discussions entendues sur le terrain. Ah le marketing, vous savez …. ! (vous pouvez remplacer par « les vendeurs » ça marche aussi)

Vente et marketing sont, paraît-il en cours de fusion. On parle même de Smarketing un mot-valise accolant « sales » et « marketing » qui est censé montrer que les deux ne font qu’un.

S’il y a une part de vérité dans ce principe, il serait à mon avis erroné de croire que les vendeurs doivent devenir des marketeurs et que les marketeurs doivent devenir des vendeurs. Parlons plutôt d’alignement entre les ventes et le marketing et nous serons plus dans le vrai.

En B2B, et notamment dans le domaine de la vente complexe, vente, marketing et business development n’ont jamais été aussi proches.

Les marketeurs sont dans l’obligation de générer toujours plus de leads et se rapprocher de la vente, et les vendeurs se voient imposer de monter en gamme, « networker » et lâcher prise pour être plus efficaces.

Quant aux business developers, ils se retrouvent coincés entre marketing, vente et stratégies d’alliance sans trop savoir où donner de la tête. En résumé, tout le monde est sommé d’aller sur le terrain de l’autre et on peut légitimement se demander s’il s’agit de la bonne méthode. Lire la suite

Vente et Marketing : les frères ennemis – avec @Touch_sell was last modified: mai 27th, 2019 by Yann Gourvennec

Qu’est-ce qu’un logiciel PIM et comment le choisir quand on est une PME ?

Qu’est-ce qu’un PIM, un Product Information Management System ?

PIM ? Kesako ? Un biscuit ? Pas du tout. C’est un Product Information System ou en français un système de GIP (Gestion Information Produits).

Bref, c’est un bidule informatique clé-en-main et la plupart du temps dans le cloud, qui va vous permettre de gérer vos bases de produits pour en générer une vue unique, quelle que soit le canal de sortie (boutique en ligne, catalogue imprimé, voire même magasin  ou borne interactive etc.).

En un mot comme en cent, le PIM est la colonne vertébrale du commerce en ligne ou non (mais avant tout en ligne), le système qui va garantir la qualité de vos données produits et la réussite de vos ventes, tout en limitant les erreurs et en optimisant la gestion.

PIM
Le PIM’s existe même en version SG pour les coeliaques (comme moi) – photo « ma vie de Coeliaque« . Mais il n’a rien à voir avec le PIM des marketeurs et e-commerçants …

C’est une brique indispensable du commerce en ligne quand on a des catalogues produits conséquents.

Pour cela, j’ai réalisé un guide simple et didactique sur le PIM à l’intention des PME, pour le compte [transparence] de notre client Capterra, une filiale de Gartner, qui propose un comparateur de PIM (et de bien d’autres logiciels) en ligne.

En prime, Visionary Marketing a également conçu cette infographie que vous pourrez télécharger afin de comprendre le PIM en un simple coup d’oeil.

Je sens déjà le front de nos marketeurs perler de sueur à la vue de ce nouvel acronyme barbare issu de l’imagination fertile de leurs confrères de la High Tech.

Il est vrai qu’ils ne sont jamais en reste pour inventer des termes que personne ne comprend. Quant au marketeur de la PME du Finistère (ou d’ailleurs)… Encore plus de perplexité car sur le terrain on n’a pas forcément le temps de se préoccuper de ce genre de choses.

Sans PIM, avec Excel, comment perdre du temps et de l’argent

Et c’est d’ailleurs comme cela qu’on en arrive à perdre beaucoup de temps, et d’argent, à maintenir ses bases de données produits à la main dans Excel.

Et ne riez pas, je l’ai vu faire dans une grande société que je ne nommerai pas, sur des catalogues de centaines de références, avec une grande complexité, qui plus est.

Quand j’ai vu cela j’ai alors fait développer un système, c’était il y a 10 ans, sous Symfony. Il permettait de charger la base automatiquement et réaliser les contrôles de qualité des données, les vérifications de dédoublonnage, d’éviter d’afficher des prix différents à deux endroits sur le même produit etc. Lire la suite

Qu’est-ce qu’un logiciel PIM et comment le choisir quand on est une PME ? was last modified: février 22nd, 2019 by Yann Gourvennec

Le Social Selling est-il une vaste fumisterie ? Le débat est ouvert

Le social selling est-il une imposture ? Faisons gagner du temps à nos lecteurs, la réponse est non, ce qui est une imposture c’est ce qu’en font certaines personnes qui diffusent des idées fallacieuses sous prétexte d’efficacité.

Le social selling me démange depuis longtemps

Voilà bien longtemps que j’ai envie de répondre à cette question dans ce blog, mais j’ai préféré le faire dans le cadre d’une mission avec notre client Touch & Sell pour lequel nous écrivons régulièrement sur leur blog, sur le sujet de la vente. Sujet qui m’est cher pour avoir été vendeur moi-même, même si je n’étais pas le plus performant, et surtout pour avoir conçu des systèmes d’information marketing pour la France, l’Europe et le reste du monde pendant de nombreuses années (là j’étais bien meilleur !)

Le social selling expliqué à mon directeur commercial
Le social selling expliqué à mon directeur commercial (en images, c’est plus facile à comprendre)

La vente un métier dur mais attachant et dont on ne sort pas sans avoir appris

De cette période me reste un attachement particulier pour le commerce car finalement, il faut s’en rendre compte, c’est la matière qui est probablement la moins enseignée dans les écoles du même nom. Un paradoxe ! Cela est bien dommage d’ailleurs, car il y a beaucoup de postes non pourvus dans ce domaine et tous les ans, la France brille par son incapacité à faire correspondre l’offre à la demande des entreprises. Lire la suite

Le Social Selling est-il une vaste fumisterie ? Le débat est ouvert was last modified: août 13th, 2018 by Yann Gourvennec

Marketing de l’influence en B2B : retour aux sources – avec @markwschaefer

Le business du marketing de l’influence gagne en importance. Ici et là, la presse se fait l’écho de l’impact des influenceurs sur Instragram notamment. Avec des posts sponsorisés qui atteignent les 2000 € en France et jusque 75 000 £ au Royaume-Uni, l’influence devient une activité juteuse. Et pourtant, il y a bien quelques marketeurs qui se posent encore des questions sur l’efficacité de ces méthodes, sans parler de certaines personnes qui essaient d’abuser du système.

On connaît moins les stratégies d’influence en B2B, alors que leur enseignement est riche, y compris pour les marketeurs cités plus haut, qui se posent des questions sur l’impact de ces méthodes. Ceci notamment dans le monde de la high-tech où les démarches sont très sophistiquées. En B2B, il est difficile de tricher sur l’influence. Celle-ci est le résultat de la pratique du terrain et se base sur les connaissances, non sur le déclaratif. Le B2B se prête également beaucoup plus à des démarches de long terme, aux stratégies en profondeur. C’est là, à mon avis, la pierre angulaire d’une bonne stratégie. Pour le démontrer, j’ai interviewé Mark Schaefer qui est l’auteur d’un livre blanc récent rédigé en commun avec Eva Wilkins de Traackr et intitulé « l’Avènement du marketing de l’influence en B2B dans le secteur de la High Tech » (en anglais).

marketing de l'influence en B2B avec Mark Schaefer

Dans cette interview enregistrée sur Skype depuis sa maison du Tennessee, le fameux auteur et blogueur a décrit les principaux aspects du marketing de l’influence et nous a prodigué des conseils qui, à mon avis, seront précieux pour tous les types de marketeurs qui désirent se lancer dans des projets similaires, qu’il s’agisse de B2B ou de B2C.

J’ai quelques questions pour vous sur ce livre blanc que vous avez coécrit avec Traackr et intitulé « l’avènement du marketing de l’influence en B2B dans la High Tech ». Est-ce que les entreprises du secteur de la high-tech sont vraiment en avance ?

Oui, c’est véritablement le cas pour les personnes avec qui j’ai pu m’entretenir. En fait, cette étude a été une grande source d’inspiration pour moi. Comme vous, j’ai travaillé dans cette sphère de l’influence pendant très longtemps. J’ai écrit un des premiers livres sur le marketing de l’influence dans la sphère sociale en 2012. Et donc mon intérêt n’a fait que croître pour ce sujet. Et je peux vous dire que j’ai été très agréablement surpris de constater le niveau de sophistication atteint par certaines des entreprises qui ont lancé des stratégies marketing majeures en ce domaine. Cet exercice a été très enthousiasmant pour moi.

Vous avez mentionné en introduction que le monde du B2B avait beaucoup évolué, et que cette évolution a mené au boom du marketing de l’influence. Pouvez-vous décrire ces changements ?

Une des choses les plus intéressantes est l’évolution de la façon dont on se fait connaître dans le business d’aujoud’hui. Dans le temps, quand nous commencions tous les deux à travailler, pour vous faire connaître, il fallait être dans journaux ou à la télévision et pour une bonne raison et non une mauvaise. Aujourd’hui, les gens ont cette capacité de créer leur propre sphère d’influence en publiant de façon continue, un contenu de haute qualité. Le pouvoir s’est transféré à ceux qui savent se faire connaître par leur contenu.

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Marketing de l’influence en B2B : retour aux sources – avec @markwschaefer was last modified: août 31st, 2017 by Yann Gourvennec