Technologie, innovation et de l’art d’enseigner @leeschlenker @weareleornard @grenoble_em

Technologie et innovation : domaine passionnant enseigné par un homme passionné

Technologie et innovation sont indissociables dans nos domaines. Mais pour bien percevoir l’innovation il faut non seulement avoir de bons doigts à mettre sur le clavier (à défaut, la reconnaissance vocale fera le travail comme dans mon cas quand j’écris un livre), il faut surtout avoir de bons yeux (au sens figuré car nous n’avons pas tous cette chance et c’est mon cas). Etre capable de regarder l’innovation d’un oeil aiguisé. A l’aune de l’expérience. C’est ce qu’explique ce billet dédié à un module de formation de Lee Schlenker sur Technologie & Innovation dans le cadre de mon Master Spécialisé : Advanced Master’s in Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management.

Cette expérience, c’est elle qui fait que les élèves descendent des gradins et se regroupent autour du professeur (oui, professer n’est pas un gros mot, c’est  tout simplement « déclarer, exprimer publiquement et hautement une opinion, une théorie » mais cela doit aussi être susciter l’adhésion par sa hauteur de vue, sa capacité à mettre en image, à emmener les apprenants au-delà de la propre perception de leur besoin.

Technologie et innovation
Le cours technologie et innovation du master spécialisé Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management a été dépaysé le 7 avril dans les superbes locaux de Leonard, l’accélérateur de Vinci.

Et même si Camus a déclaré que c’était un lieu commun que de comparer les théories (philosophiques) et la conduite de ceux qui les professent, l’exemplarité fait force de démonstration, elle impose le respect, elle crée l’adhésion. On peut, comme Schopenhauer cité toujours par Camus, professer le suicide devant un bon repas et être néanmoins sincère, mais la preuve du réel et la cohérence entre pensée et action me paraissent certes plus « communes » mais terriblement efficaces. Les apprenants ne s’y trompent que rarement. Lire la suite

Technologie, innovation et de l’art d’enseigner @leeschlenker @weareleornard @grenoble_em was last modified: avril 13th, 2019 by Yann Gourvennec

ERP : quel avenir pour les logiciels intégrés de gestion à l’ère du cloud ?

Les logiciels intégrés de gestion ou ERP (acronyme de Enterprise Resource Planning) sont sur la scène depuis de nombreuses années. Ils sont venus, il y a bien longtemps déjà, remplacer les logiciels de gestion spécifiques que chaque entreprise développait pour son propre compte aux débuts de l’ère informatique (jusque la fin des années 1980). On pourrait croire le dossier classé et que les ERP ne fassent plus partie des sujets intéressant les aficionados de l’innovation. Et on aurait bien tort. Les ERP sont en effet à la croisée des chemins, et à l’ère du cloud computing omniprésent, ils sont sommés à tout prix de se réinventer. Voici une rupture qui prendra certainement plusieurs années pour s’installer, mais qui fera indéniablement parler d’elle tant elle aura un impact sur la gestion des entreprises, mais aussi et surtout sur le quotidien des utilisateurs d’ERP qui ne manqueront pas de pousser un soupir de soulagement en voyant évoluer ces grandes suites logicielles rigides et difficiles d’utilisation. Tour d’horizon du sujet avec un expert, Marc Sailly, Président d’Axys Consultants

ERP Innovation
Comme l’indique Gartner dans son document ERP PRIMER de 2019 « les ERPs ne sont plus ce qu’ils étaient il y a 15 ou même 10 ans. Les organisations remplacent leurs lourds et rigides ERP par des suites plus souples et plus adaptables déployées dans le cloud. Les fournisseurs de suites ERP déploient en ce moment de nouvelles technologies comme l’IA et le Machine Learning pour améliorer leurs systèmes et   new technologies such as artificial intelligence (AI) and machine learning (ML) to enhance their systems, changeant ainsi les fonctionnalités principales de ces ERP et de leurs interfaces Homme Machine ». Comme d’habitude avec les rapports américains, il faut tabler sur un décalage certain avec l’Europe et notamment la France, mais la tendance est bel et bien là.

Quel futur pour l’ ERP à l’ère du cloud computing ?

L’ERP est né dans les années 80 et n’a cessé depuis lors de se développer. Il a fini par prendre une place incontournable dans le paysage applicatif des entreprises. Il serait donc facile de croire ce paysage immuable mais rien n’est plus faux.

« La première question à se poser avant de réfléchir à ce que pourrait devenir l’ERP de demain, c’est de savoir si l’ERP existera toujours dans 10 ans ou en tout cas s’il occupera encore la place qu’il occupe aujourd’hui dans les entreprises » nous dit Marc Sailly. La remarque est pertinente. Le monde des ERP est en pleine révolution et Gartner ne s’y est pas trompé (cf. son Primer de février 2019 sur le sujet des ERP)

On peut se poser légitimement cette question car sur le marché, naissent régulièrement de nouvelles solutions. « Plutôt des solutions de niche qui intègrent de forts niveaux d’innovation et qui intègrent également nativement les nouvelles technologies émergentes ».  

Ce sont de réels concurrents pour les ERP sur ces sujets de niche. Ces derniers n’ont pas la capacité d’innover autant sur chacun des domaines qu’ils couvrent.

L’approche best of breed versus le tout intégré

Un autre risque pour les ERP c’est l’agilité que peuvent avoir les acteurs best of breed. « Généralement, un ERP fonctionne sur des cycles de 5 ans ; tous les 5 ans il y a une version majeure qui sort. Ce modèle n’est potentiellement plus compatible avec la nécessité, aujourd’hui, d’intégrer régulièrement de nouvelles technologies » poursuit le patron d’Axys consultants. Lire la suite

ERP : quel avenir pour les logiciels intégrés de gestion à l’ère du cloud ? was last modified: avril 4th, 2019 by Ernest Margerie
Qu’est-ce qu’un logiciel PIM et comment le choisir quand on est une PME ?

Qu’est-ce qu’un logiciel PIM et comment le choisir quand on est une PME ?

Qu’est-ce qu’un PIM, un Product Information Management System ?

PIM ? Kesako ? Un biscuit ? Pas du tout. C’est un Product Information System ou en français un système de GIP (Gestion Information Produits).

Bref, c’est un bidule informatique clé-en-main et la plupart du temps dans le cloud, qui va vous permettre de gérer vos bases de produits pour en générer une vue unique, quelle que soit le canal de sortie (boutique en ligne, catalogue imprimé, voire même magasin  ou borne interactive etc.).

En un mot comme en cent, le PIM est la colonne vertébrale du commerce en ligne ou non (mais avant tout en ligne), le système qui va garantir la qualité de vos données produits et la réussite de vos ventes, tout en limitant les erreurs et en optimisant la gestion.

PIM
Le PIM’s existe même en version SG pour les coeliaques (comme moi) – photo « ma vie de Coeliaque« . Mais il n’a rien à voir avec le PIM des marketeurs et e-commerçants …

C’est une brique indispensable du commerce en ligne quand on a des catalogues produits conséquents.

Pour cela, j’ai réalisé un guide simple et didactique sur le PIM à l’intention des PME, pour le compte [transparence] de notre client Capterra, une filiale de Gartner, qui propose un comparateur de PIM (et de bien d’autres logiciels) en ligne.

En prime, Visionary Marketing a également conçu cette infographie que vous pourrez télécharger afin de comprendre le PIM en un simple coup d’oeil.

Je sens déjà le front de nos marketeurs perler de sueur à la vue de ce nouvel acronyme barbare issu de l’imagination fertile de leurs confrères de la High Tech.

Il est vrai qu’ils ne sont jamais en reste pour inventer des termes que personne ne comprend. Quant au marketeur de la PME du Finistère (ou d’ailleurs)… Encore plus de perplexité car sur le terrain on n’a pas forcément le temps de se préoccuper de ce genre de choses.

Sans PIM, avec Excel, comment perdre du temps et de l’argent

Et c’est d’ailleurs comme cela qu’on en arrive à perdre beaucoup de temps, et d’argent, à maintenir ses bases de données produits à la main dans Excel.

Et ne riez pas, je l’ai vu faire dans une grande société que je ne nommerai pas, sur des catalogues de centaines de références, avec une grande complexité, qui plus est.

Quand j’ai vu cela j’ai alors fait développer un système, c’était il y a 10 ans, sous Symfony. Il permettait de charger la base automatiquement et réaliser les contrôles de qualité des données, les vérifications de dédoublonnage, d’éviter d’afficher des prix différents à deux endroits sur le même produit etc. Lire la suite

Qu’est-ce qu’un logiciel PIM et comment le choisir quand on est une PME ? was last modified: février 22nd, 2019 by Yann Gourvennec

Prospective et signaux faibles : pour créer le futur il faut désapprendre

Méthodes et pratiques de la prospective par les signaux faibles", éditions Kawa, 2018
Méthodes et pratiques de la prospective par les signaux faibles », éditions Kawa, 2018

Prospective et signaux faibles : « Méthodes et pratiques de la prospective par les signaux faibles », éditions Kawa, 2018. Philippe Cahen vient de sortir son nouvel ouvrage chez Kawa (transparence : notre éditeur également) et nous ne pouvions faire autrement que de l’inviter pour en parler devant nos caméras. En quelques phrases bien pesées, Philippe explique ce que sont les signaux faibles : ces « faits paradoxaux qui inspirent la fiction ». Ils nous montrent comment pour apprendre à mieux inventer le futur il faut apprendre à désapprendre (ou déprendre, pour reprendre son terme).

Qu’est-ce qu’un signal faible ?

Un signal faible c’est un fait paradoxal qui inspire la fiction. c’est une information que l’on reçoit et qui fait qu’on s’interroge. Un signal faible ça se trouve partout,  ça se trouve dans la rue, dans l’actualité, avec les gilets jaunes, avec l’attentat de Strasbourg, avec la coupe du monde de football, ça se trouve dans la lecture des journaux, ça se trouve à la la télévision, au cinéma, au Théâtre … Ça se trouve dans l’Art, énormément dans l’Art, dans la culture, dans l’architecture, le signal faible c’est partout. Personnellement, je passe quatre à six heures par jour à lire. 

Comment reconnaître un signal faible ?

Un signal faible ne s’évalue pas, ça dépend de ce qu’on en fait. On peut être intéressé par le fait que la France ait gagné la coupe du monde de football, on peut être intéressé par Mbappé qui a 10 millions de suiveurs sur Instagram. Et à ce moment là on peut être interpellé que la FFF communique sur Facebook ! Et pas sur Instagram.

À ce moment là on comprend qu’il y a un signal faible intéressant, c’est que les générations alpha et Z , sont sur Instagram, et que la génération de la coupe du monde 98, elle, est sur Facebook.  Lire la suite

Prospective et signaux faibles : pour créer le futur il faut désapprendre was last modified: décembre 22nd, 2018 by Yann Gourvennec

Le Social Selling est-il une vaste fumisterie ? Le débat est ouvert

Le social selling est-il une imposture ? Faisons gagner du temps à nos lecteurs, la réponse est non, ce qui est une imposture c’est ce qu’en font certaines personnes qui diffusent des idées fallacieuses sous prétexte d’efficacité.

Le social selling me démange depuis longtemps

Voilà bien longtemps que j’ai envie de répondre à cette question dans ce blog, mais j’ai préféré le faire dans le cadre d’une mission avec notre client Touch & Sell pour lequel nous écrivons régulièrement sur leur blog, sur le sujet de la vente. Sujet qui m’est cher pour avoir été vendeur moi-même, même si je n’étais pas le plus performant, et surtout pour avoir conçu des systèmes d’information marketing pour la France, l’Europe et le reste du monde pendant de nombreuses années (là j’étais bien meilleur !)

Le social selling expliqué à mon directeur commercial
Le social selling expliqué à mon directeur commercial (en images, c’est plus facile à comprendre)

La vente un métier dur mais attachant et dont on ne sort pas sans avoir appris

De cette période me reste un attachement particulier pour le commerce car finalement, il faut s’en rendre compte, c’est la matière qui est probablement la moins enseignée dans les écoles du même nom. Un paradoxe ! Cela est bien dommage d’ailleurs, car il y a beaucoup de postes non pourvus dans ce domaine et tous les ans, la France brille par son incapacité à faire correspondre l’offre à la demande des entreprises. Lire la suite

Le Social Selling est-il une vaste fumisterie ? Le débat est ouvert was last modified: août 13th, 2018 by Yann Gourvennec