Media-Aces : 10 ans après, les pionniers des médias sociaux se souviennent

Pionniers des médias sociaux
Le 1er logo de Médias Aces : le nom que personne n’a jamais su prononcer.

« Que sont les pionniers des médias sociaux devenus ? », pour paraphraser la chanson.

Je suis redevable à mon ami et co-auteur de longue date, Hervé Kabla, d’avoir relaté par le menu la genèse de l’association Media Aces, que nous avons à contrecœur fermé il y a 2 ans. Media Aces a coïncidé avec la période bénie des pionniers des médias sociaux, celle que d’aucuns auront nommé : « époque des bisounours ».

Celle-ci était tant porteuse d’espoirs, d’esprit de renouveau, de volonté de bousculer les normes et de réinventer le marketing qui, soit dit en passant, en avait bien besoin.

10 ans, c’est long car beaucoup d’eau a passé sous les ponts. Des pionniers des médias sociaux et de cette période de conférences et d’évangélisation sont restées des amitiés fortes, même si beaucoup des blogueurs des premières heures ont jeté l’éponge et que Hervé fait partie des rescapés avec son excellent journal en ligne Kablages, qui regorge toujours d’anecdotes et de remarques inspirantes.

pionniers du digital
Le 2ème logo de media aces, les as des médias

Il y a 10 ans on n’imaginait pas les fake news — qui ne sont pourtant pas un phénomène nouveau — ni la propagande politique* qui ferait rage, sans aucune réglementation ni éthique, sur les plateformes comme Twitter. On était alors entièrement tournés vers l’échange, le partage et l’innovation.

*démocratique ou antidémocratique, cela importe mais propagande dans les deux cas.

Malgré ces derniers développements, qui ne correspondent pas à ma vision des choses, et malgré la défection des anciens comme Brian Solis qui se détourne cette ère de la distraction, je reste optimiste. Ces outils — qui ne restent que des outils — peuvent être mal utilisés et Dieu sait qu’ils sont maltraités. Mais il ne tient qu’à nous de garder l’esprit des pionniers des médias sociaux et de voir au-delà de nos selfies.

Media Aces, l’association des pionniers des médias sociaux

L’association Media Aces est née un peu par hasard. À cette époque, le monde occidental souffrait encore des conséquences de la crise des subprime. Nicolas Sarkozy était encore au pouvoir.

Else & Bang s’appelait encore blogAngels, et la pérennité de l’agence était loin d’être assurée. Hébergé dans les locaux de Tralalère de Braque, je n’avais que peu de clients à gérer et ne savait pas comment développer l’activité autour des blogs d’entreprise.

C’est alors que Thomas Blard m’appela. Journaliste sur LCI, il venait de lancer Décideurs TV, une Web TV dédiée aux sujets pros: finance, immobilier, mais aussi communication.

Et à l’époque, il cherchait quelqu’un pour animer une chaîne sur les blogs d’entreprise. Lire la suite

Media-Aces : 10 ans après, les pionniers des médias sociaux se souviennent was last modified: septembre 4th, 2019 by Yann Gourvennec

Start-ups Scale-ups et agences de RP : “Je t’aime moi non plus” – Episode 2

Dans l’article précédent j’ai laissé l’agence et ses clients start-ups ou scales-ups au début de leur collaboration. Chacun dans son rôle. Travailler en bonne intelligence, éviter les  mauvaises surprises, se faire confiance… Suite des conseils et bonnes pratiques avec cette interview croisée que j’ai réalisée avec Caroline Lavaret, qui a travaillé à la fois en agence et comme directrice de la communication chez l’annonceur (Symantec, EMC).

Scale-ups et start-ups et agences de RP : « Je t’aime moi non plus »

Caroline Lavaret :  Faut-il tester la disponibilité de l’agence en lui demandant des rendez-vous à l’improviste pour voir s’il ils ont du temps dans leur agenda ou s’ils sont déjà surbookés ?

Natacha Heurtault (Earlycom) : L’idée de tester la disponibilité de l’agence avec des RDV ou des demandes en last minute par exemple “juste pour voir” est une drôle d’idée qui traduit plus un manque de confiance qu’autre chose. Et s’il n’y a pas de confiance réciproque entre l’agence et son client, il vaut mieux en parler directement que d’essayer de tester l’autre sans lui dire mais en lui faisant quand même comprendre qu’on le « surveille ».

Scale-ups
Les scale-ups vont très vite, c’est leur nature, mais de temps en temps il faut savoir ralentir pour apprendre les bonnes pratiques. Il en va ainsi également pour choisir et apprendre à travailler avec une agence RP

D’ailleurs le temps est autant le problème de l’agence que du client. Quand une agence décide d’aller sur un pitch, d’accepter un nouveau compte, c’est qu’elle est en capacité de travailler avec ce client, d’allouer le temps et les ressources nécessaires. Mais le client doit aussi allouer des ressources en interne et bien avoir en tête que les relations presse lui prendront aussi du temps à lui, même s’il a une agence. Il faut passer du temps avec l’agence pour faire avec elle. Si on attend que l’agence se débrouille toute seule on se trompe et on sera sans doute déçu.

 

C.L : Une bonne agence ne serait-elle pas une agence qui sait dire non à son client ?

N.H : Oui, en quelque sorte, si c’est fait de manière intelligente et intelligible, en apportant la bonne solution pour arbitrer intelligemment sur ce qui est prioritaire, important et poser les bonnes questions pour prendre les bonnes décisions. Organiser son temps et celui de son client efficacement au final.

Ensuite il y a l’usage, l’expérience et la collaboration. Et c’est comme dans beaucoup de cas, on ne sait jamais ce qu’on « achète » à 100%.C’est pour cela que le critère de la disponibilité est important mais il est induit. Et cela ne se voit qu’à « l’usage »…C’est encore une fois un équilibre entre les exigences du client, ce dont il a besoin et la réalité. Il faut aussi distinguer la charge de travail globale régulière qui définit le cadre, et les urgences, les last minutes où on doit pouvoir s’appuyer sur l’agence sans compter.  Bien sûr que la disponibilité est importante. Mais on ne peut pas demander à une agence une dispo 24/24h, ou alors ça se paye, et ça se justifie par le type d’activités et de services qu’on demande à une agence.

C.L :  Finalement l’over-servicing  c’est l’affaire des deux parties. Une agence doit être en capacité d’alerter son client lorsque les « limites » du contrat sont dépassées. Un client doit être en capacité de l’entendre et de le comprendre. Car ce n’est jamais bon de laisser une équipe au-delà de ses véritables capacités sans générer frustrationn, mécontentement mutuel et insatisfaction. Si on en revient aussi à la gestion des outils digitaux, cela ajoute du temps passé, des compétences et des ressources qui pèsent dans la balance. Et un client doit lui aussi faire attention à ce phénomène avant que cela devienne trop critique. C’est aussi une forme de management exactement comme avec un collaborateur ce qui signifie flexibilité, écoute et compréhension réciproque. Les différences de rythme, de volumes de travail sont un élément de la collaboration car ils permettent aussi la créativité.

N.H : Lorsqu’on aborde la question du budget et des honoraires, on peut se poser la question : Est-il efficace de rémunérer l’agence avec une part variable selon les résultats?

C.L : C’est une bonne question et elle revient constamment dans les négociations.  A mon avis une part variable fausserait les objectifs en obligeant à penser exclusivement en termes de chiffres. L’activité et la performance du travail de l’agence ne s’évaluent pas exclusivement sur le nombre d’articles ou de vues sur le web. On met une pression supplémentaire pour garantir un certain rendement mais qui se révèle contre productif On devient focalisé sur la quantité versus la qualité.

N.H : C’est aussi parce qu’on voit toujours l’agence les RP comme un centre de coûts…

C.L :  Oui et d’ailleurs c’est le cas. En quelque sorte on cherche à rentabiliser toujours plus. Il vaut mieux challenger l’agence sur des critères plus qualitatifs. Mais au final, c’est une absence de confiance en l’agence. C’est aussi une remise en cause de l’agence à qui on demande de faire constamment ses preuves. Il vaut mieux laisser la place à la réflexion et la créativité, éléments indispensables pour réussir toute collaboration…

Start-ups Scale-ups et agences de RP : “Je t’aime moi non plus” – Episode 2 was last modified: juin 18th, 2019 by Natacha Heurtault

Dispositifs mobiles : un pilier pour la croissance de la publicité vidéo

Au cours de ces dernières années, deux grands marchés ont eu une forte croissance et se sont rendus cruciaux pour améliorer la position des marques et des entreprises face aux consommateurs.

D’une part, le marché mobile dont la croissance spectaculaire a permis de le positionner comme le point d’accès à l’information le plus prisé des consommateurs.

Cette croissance a transformé, pour les entreprises et les marques, le mobile comme une voie de communication à part entière. Cette croissance a rendu nécessaire une grande prudence et une efficacité pour le positionnement.

Cette croissance a transformé, pour les entreprises et les marques, le mobile comme une voie de communication à part entière.Click to Tweet

D’autre part, on retrouve le marché de la vidéo qui se convertit en un élément phare dans l’univers des contenus. Les internautes accèdent de plus en plus fréquemment à des vidéos en ligne et consomment de plus en plus d’informations via ce canal.

Ces deux éléments sont liés et maintiennent une connexion forte. Les données de l’un et de l’autre se sont transformés en facteurs décisifs dans le positionnement des marques. Ils aident aussi dans la création d’une relation entre marque et consommateur. Le mobile est l’environnement utilisé par le public pour accéder aux vidéos. C’est pour cette raison que les marques et entreprises utilisent cette voie pour atteindre leur audience.

Le mobile est une des principales sources de coûts pour les entreprises qui réalisent des publicités vidéos. Selon une étude basée sur un échantillon étasunien, le mobile est la raison principale de la croissance des publicité en format vidéo. On y prédit que les mobiles seront un élément clé qui acquerra le plus grand taux de croissance. Toujours selon cette même étude, 72% de la croissance de la publicité vidéo sera liée au dispositif mobile. Lire la suite

Dispositifs mobiles : un pilier pour la croissance de la publicité vidéo was last modified: septembre 13th, 2018 by Amélie Latourelle

Les 5 points d’une stratégie digitale pour le e-commerce

Internet est semblable à une vaste rue marchande dans laquelle de nombreux commerces sont en compétition. Chacun redoublant d’innovation et de créativité pour se démarquer des autres et attirer le regard des passants. Sur le web, la concurrence est encore plus accrue et l’efficacité d’une stratégie digitale se mesure dans sa capacité à générer et monétiser un trafic qualifié.

stratégie digitale
Voici les 5 points pour réussir de façon parfaite votre stratégie digitale.

La stratégie de communication numérique

La condition sine qua non pour réaliser une vente sur son site est de générer du trafic qualifié. Il convient alors d’établir un plan de communication, qui s’échelonne généralement sur 3 ans. Celui-ci décrit le segment de clientèle visé, les objectifs à atteindre, les canaux utilisés et le retour sur investissement attendu.

Pour un web entrepreneur novice, l’utilisation des réseaux sociaux est la première idée qui vient à l’esprit lorsqu’il est question de communication. Toutefois, la communication online suppose la mise en place d’autres canaux tels que la publicité Adwords. Celle-ci permettra d’afficher des publicités ciblées à côté des recherches Google des internautes. Au-delà d’être un moyen de communication,  Adwords représente également un outil de pilotage intéressant permettant d’estimer les tendances des recherches, et ainsi mieux cibler les besoins des clients.

Lire la suite

Les 5 points d’une stratégie digitale pour le e-commerce was last modified: mars 28th, 2017 by Gaëtan Baudry

Publicité online vs offline : le digital a-t-il vraiment tout changé ?

graphsCet article est le deuxième d’une série de quatre billets tirés du livre blanc de Bonial sur le prospectus digital*. Nous avons décidé cette semaine de creuser une problématique que l’on voit régulièrement au travers de multiples articles sur le net, sans que des chiffres précis soient toujours avancés : le digital va-t-il tuer la publicité traditionnelle ? Nous nous sommes donc appuyés sur plusieurs études récentes (disponibles librement et consultables en cliquant sur les liens dans le texte) pour connaître précisément l’état des lieux de la publicité en France. Pour en savoir davantage sur le sujet, n’hésitez pas à consulter le livre blanc de Bonial, disponible sur ce lien et sur le bouton ci-dessous.

*transparence : Bonial est notre client

unspecified

Crise et refus de la publicité : le secteur de la communication en difficulté

Une partie des Français est réfractaire à la publicité digitale et/ou papier

Nous parlions dans un article sur le content marketing des AdBlockers et de leur multiplication sur le Net. D’année en année, les français adoptent en masse des solutions pour bloquer la publicité en ligne : selon COMSCORE, ils étaient 27% à en être équipés en 2015. Une étude Ipsos rapporte quant à elle un score de 30% en 2016. Et qu’en est-il des autres pays ? La France est l’un des pays où l’adoption d’un AdBlocker est la plus courante : selon une étude de 2016 réalisée par IAB, la France (30%) est deuxième en Europe derrière la Pologne (36%), à égalité avec la Suède (30%), et devançant la Belgique, la Norvège (27%) et l’Espagne (26%). De l’autre côté de l’Atlantique, l’adoption des AdBlockers semble moins répandue : seulement 9% aux USA et 16% au Canada. Lire la suite

Publicité online vs offline : le digital a-t-il vraiment tout changé ? was last modified: décembre 12th, 2016 by Cédric Jeanblanc