De l’éthique des TIC et des TOCs avec @CaroleBlancot de SpotPink

TICLes pros des TIC, et notamment nos amis et confrères marketeurs, ne brillent pas toujours par leur sens de l’éthique. C’est un fait que depuis un an, beaucoup de bruit est fait dans la Silicon Valley non pas de Facebook, mais contre Facebook. Des pros  de la tech dans la vallée n’hésitent pas à retirer leurs enfants de certaines écoles où les ordinateurs seraient … trop présents, et un groupe d’anciens des fleurons de la technologie californienne ont créé une association « Center for Humane Tech » (ou centre pour une technologie [plus] humaine). De ce côté de l’Atlantique aussi, nous avons des spécialistes de la déconnexion. Et il fait bon les écouter et diffuser leurs messages de bon sens. C’est pour cela que j’ai invité Carole Blancot, fondatrice de l’agence de communication digitale SpotPink en 2011 Carole vient  publier un nouveau guide sur les technologies de l’information et la communication (TIC) intitulé, éthique et TOCs. Je lui ai posé quelques questions hier matin. 

A propos du dossier Ethique des TIC et TOCs (Troubles Obsessionnels compulsifs)

Ce guide s’inscrit dans le cadre de ma pratique qui est axée depuis maintenant plus de quatre ans sur les impacts et risques que représentent l’usage des TIC (Technologies de l’Information et de la communication) dans la sphère personnelle et professionnelle sur la santé psychologique et physiologique des utilisateurs.

En fait ce guide le fruit d’un travail conjoint avec une stagiaire psychologue. Pour nous cela a été un moyen de restituer notre travail d’analyse de l’état actuel de la recherche scientifique dans ce domaine. En fait c’est un exercice de vulgarisation que nous espérons intelligente qui vise à faire prendre conscience aux individus aux entreprises aux pouvoirs publics des enjeux en termes de santé publique.

Ethique des TIC et Tocs : le guide de SpotPink
En matière d’usage des TIC il est recommandé de se modérer … sans oublier les enfants

Lire la suite

De l’éthique des TIC et des TOCs avec @CaroleBlancot de SpotPink was last modified: décembre 14th, 2018 by Yann Gourvennec

Illectronisme : une étude de l’OCDE souligne l’incompétence des utilisateurs

Organisation de Coopération et de Développement Économiques

Une étude de l’OCDE nous montre que 70% de la population âgée de 16 à 65 ans, sur son territoire, a un niveau faible en Informatique. Ce phénomène, appelé Illectronisme, résulte de craintes ou aversions, et non seulement d’un manque d’accès aux ressources électroniques. Les concepteurs d’applications web devraient prendre en compte cet illlectronisme lors de la création de l’interface utilisateur. Une étude de l’OCDE montre en effet que les compétences informatiques des utilisateurs sont encore pires que ce qu’on pouvait croire. Voici quelques réflexions à ce sujet.

Illectronisme ou e-exclusion ?

Contrairement à l’e-exclusion, l’illectronisme ne résulte pas d’un manque d’accès à l’outil informatique, mais d’un manque de savoir. Le terme d’illectronisme est un néologisme de « l’illettrisme du numérique » (de l’anglais information – illiteracy).

La littératie (ou Literacy) est définie par l’OCDE comme l’aptitude à comprendre et utiliser l’information en vue d’étendre ses capacités. En d’autres termes, une partie de la population n’a pas les capacités informatiques nécessaires pour suivre l’évolution des outils numériques et les utiliser.

Ce phénomène est trop souvent ignoré par les concepteurs d’expérience utilisateur (UX). Avec une culture informatique plus développée que le moyenne, il est difficile de comprendre par soi-même les besoins de ses utilisateurs finals, surtout si le public visé est large. Lire la suite

Illectronisme : une étude de l’OCDE souligne l’incompétence des utilisateurs was last modified: octobre 24th, 2018 by Ernest Margerie

Twitter : un réseau social sur le déclin ? Vrai-Faux avec @flashtweet

Il s’agit de l’outil privilégié des marketeurs, il réunit plus de 320 millions d’abonnés, c’est devenu officieusement l’outil de communication n°1 de la maison blanche, mais pourtant Twitter continue de susciter nombre d’interrogations sur sa stratégie. La suppression du compteur de partage, les tentatives de rachat infructueuses, le poste de CEO longtemps resté vacant, ou encore la prolifération des bots (entre 9 et 15% des comptes seraient des bots) et des fake news font douter les investisseurs, et nous, utilisateurs au quotidien de ce merveilleux outil, aussi. En effet, malgré le fait que l’utilisation compulsive du réseau social par Trump le mette régulièrement sur le devant de la scène, Twitter voit le nombre de ses abonnés stagner, alors que son titre en bourse dégringole (lancé à 40 USD, il est désormais échangé à 14 USD). Est-ce le début de la fin pour le réseau social, alors que Mastodon, copie Open Source du Twitter original fait parler de lui depuis quelques mois ?

Pour nous apporter un éclairage sur le réseau social, Emmanuelle Leneuf, créatrice du FlashTweet, a répondu à nos questions, ou plutôt à nos affirmations.

#1 Sur Twitter, tout le monde parle, mais personne n’écoute. 

VRAI et FAUX : « Je dirais que c’est simplement comme dans la vie. Globalement, il y a beaucoup de gens qui parlent et peu de gens qui écoutent, mais ce qu’on constate surtout, c’est qu’il y a une multiplication des contenus en ce moment, et tout ce contenu produit beaucoup de bruit et réduit le taux d’interactions. Il y a moins aussi d’échange et de partage, chacun voulant faire entendre sa propre voix ».

#2 Twitter est devenu le royaume des bots (automates) et des trolls. 

VRAI, mais également FAUX, « parce qu’il y a encore de l’humain. Mais c’est vrai, comme l’a vu pendant les élections américaines où les trolls et les bots ont joué un rôle important. Une étude rapporte qu’un tweet sur 5 autour de l’élection américaine était produit par un bot. Et que lors du premier débat entre Trump et Clinton, il y a eu 500 000 tweets qui ont été créés par ces bots pour Trump contre 140 000 pour Clinton. Je ne sais pas si cela a eu un impact direct sur les résultats des élections, mais c’est une réalité et je pense que cela a dû influencer le débat. Et d’autre part, c’est vrai qu’on voit qu’il y a de plus en plus de bots sur Twitter qui ne représentent pas forcément le côté positif et interactif de Twitter ».

#3 Le nombre de followers n’a pas d’importance, ce qui compte c’est l’échange. 

VRAI : « Quand je vois ce qui se passe autour du FlashTweet, je suis absolument d’accord avec cette affirmation. C’est pas la taille qui compte, mais les interactions : c’est là où on mesure vraiment l’influence, sur les interactions, ce qui se dit, comment engager la conversation avec sa communauté ». Lire la suite

Twitter : un réseau social sur le déclin ? Vrai-Faux avec @flashtweet was last modified: avril 25th, 2017 by Cédric Jeanblanc

Sommes-nous tombés en panne d’innovation ?

Nous sommes en ce moment dans une période d’effervescence technologique : le cloud et le Big Data viennent révolutionner nos usages informatiques, le smartphone et la tablette sont omniprésents et apportent l’internet en mobilité, l’imprimante 3D va bientôt nous permettre de créer nos propres objets du quotidien, et le travail est en train de se réinventer, à cause de l’ubérisation et la robotisation. C’est en tout cas ce qu’on lit et entend.

Pour Kasparov, les intelligences artificielles comme Watson resteraient finalement assez élémentaires. (Source )

J’ai donc été surpris de lire dans cet article un commentaire de Kasparov, grand champion d’échecs Russe, très critique sur l’innovation :

« Les éditeurs informatiques se sont contenté d’améliorer des algorithmes mathématiques. Ils n’ont pas persévéré vers la création d’une véritable intelligence artificielle (…) Chaque année, on nous sort un nouveau programme d’échecs, une nouvelle version. En fait, ce sont des programmes anciens des années 60 et 70 qui se contentent de choisir [des combinaisons] au milieu de millions de possibilités. [Ils ne créent rien] »  

Après quelques recherches, j’ai trouvé une citation du même homme, encore plus catégorique : 

« Nous vivons aujourd’hui dans le progrès technologique le plus lent depuis plusieurs centaines d’années »

C’est peut-être un peu surprenant à lire, mais observons d’un regard un peu moins ébahi les « dernières » inventions : les premières imprimantes 3D, smartphones et tablettes sont nés dans les années 80, les innovations issues du cloud (VDI (virtual desktop insfrastructure), mail et stockage à distance, dématérialisation du logiciel, etc.) apportent finalement plus de légèreté à des outils que l’on utilise depuis les débuts de l’informatique. Les programmes informatiques quant à eux, à part une refonte graphique et l’ajout de nouvelles fonctionnalités, n’ont pas vraiment évolué de façon fondamentale (il n’y a qu’à voir cette démonstration de la première version d’Illustrator pour voir que les changements apportés sont mineurs).

Alors sommes-nous dans une période d’innovation incrémentale où rien de majeur n’apparaitra avant longtemps ? Avons-nous déjà découvert et inventé ce qui pouvait l’être, ne nous laissant aujourd’hui que des miettes ? Voici quelques pistes de réflexion.

Lire la suite

Sommes-nous tombés en panne d’innovation ? was last modified: avril 11th, 2017 by Cédric Jeanblanc

Droit de rétractation sur Internet : que nous dit la loi ?

Acheter sur Internet est devenue une norme depuis quelques années avec le développement du e-commerce. Le manque de temps et la facilité de l’achat pousse les consommateurs à acheter des biens et des services via le Net. Cependant, il peut arriver que les biens ou services ne correspondent pas à leurs attentes. Que peuvent-ils faire dans ce cas ? Peuvent-ils rétracter leur consentement ? Comment doivent-ils procéder pour exercer leur droit de rétractation et quelles sont les obligations du e-commerçant ?

Qu’est-ce que le droit de rétractation sur Internet ?

Le droit de rétractation est la faculté, pour l’internaute, de rétracter son consentement suite à l’achat d’un produit ou d’un service sur Internet. En clair, il peut changer d’avis. Pour ce faire, il pourra lui adresser le formulaire de rétractation fourni avec son contrat, s’il en existe un, ou rédiger une déclaration exprimant sa volonté de se rétracter. Il pourra également exercer votre droit via Internet. Dans ce cas, le vendeur devra vous envoyer un accusé de réception.

Chaque internaute dispose d’un délai de 14 jours calendaires pour se rétracter. Le premier jour correspondra au jour de la conclusion du contrat pour l’achat d’un service ou  de la réception du biens lors de l’achat d’un produit. Ce délai correspond au délai légal minimal. C’est-à-dire que le vendeur peut prévoir un délai plus élevé. Pour ce faire, il a l’obligation d’informer l’internaute de cette faculté avant sa commande. Il pourra utiliser un avis d’information type, inclus dans ses conditions générales de vente.

Si l’internaute décide de rétracter son consentement, il n’aura pas besoin de se justifier ni de payer de pénalité. Dans certains cas, l’acheteur sera amené à régler les frais de retour du bien commandé ou un montant qui correspond au service qui a déjà été fourni dans le cas où la prestation a commencé avant la fin du délai de rétractation. Il faut noter que le droit de rétractation s’applique également pour les produits soldés, d’occasion ou déstockés.

Cependant, il existe 13 cas où le consommateur ne puisse rétracter son consentement (les contrats relatifs à la fourniture de biens susceptibles de se détériorer ou de se périmer rapidement, les contrats conclus lors d’une enchère publique, etc.).

droit de rétractation

Lire la suite

Droit de rétractation sur Internet : que nous dit la loi ? was last modified: janvier 13th, 2017 by Gaëtan Baudry