Le travail collaboratif n’est pas qu’une question d’outil mais d’évolution des organisations

Même si les réunions ne sont toujours pas animées par des hologrammes, leur modèle a beaucoup évolué ces dernières années. Les plateformes de travail collaboratif ont permis aux équipes de gagner en performance et en agilité. Chaque jour, elles offrent aux utilisateurs nomades la possibilité de se connecter avec leurs collaborateurs, pourquoi pas depuis un smartphone.

Il y a quelques semaines, nous recevions Philippe Pinault, co-fondateur de Talkspirit ; un réseau social d’entreprise, pour parler de la place de ces plateformes dans un environnement déjà saturé d’emails, d’intranets et autres solutions de vidéoconférence.

Vers un développement centré utilisateur

Pendant longtemps, les développeurs respectaient les cahiers des charges de responsables souvent déconnectés de la réalité du terrain. Les projets aboutissaient donc souvent à des moutons à 5 pattes, au détriment de la fluidité et de l’experience utilisateur.

Depuis quelques années, on constate une épuration des ces outils. En ne gardant que les fonctions essentielles, ils trouvent mieux leur place dans le quotidien des équipes.
Selon Philippe, ces plateformes doivent êtres en mesure de faciliter le partage d’information et la collaboration dans un environnement sécurisé et mobile. Lire la suite

Le travail collaboratif n’est pas qu’une question d’outil mais d’évolution des organisations was last modified: septembre 2nd, 2019 by Ernest Margerie

Âgisme, ce nouveau racisme : Génération Y et inter-générations

Âgisme et génération « Y » (ou Z ou autre, les noms changent mais les préjugés restent), ceci est la sélection du jour

eye-large_thumb.gifL’ âgisme, ou le préjugé lié à l’âge, est la sélection du jour, basée sur un billet de Jean-Philippe Déranlot et accompagnée de plusieurs autres sources et d’une vidéo qui soulèvent à nouveau le sempiternel débat autour de la génération Y, maintes fois traité ici.

Ce billet jette un coup de projecteur sur un aspect intéressant, et à mon avis fondamental du sujet, qui est la nécessité de faire travailler les générations entre elles. Ceci est la rediffusion d’un article déjà publié, mais qui pourrait être republié tous les jours tant les messages qu’il fait passer sont importants pour combattre les préjugés.

[NDLR : Ceci est une rediffusion d’un billet de septembre 2016, qu’il me semble important de remettre à l’ordre du jour. Il y a peu, j’entendais quelqu’un me lancer, pourtant à peine plus jeune que moi, en substance : « À votre âge, vous devriez être en retraitre ! » Dans cette époque où les injonctions de travailler plus longtemps se font toujours plus pressantes, et surtout où les plus expérimentés sont logiquement en attente de pouvoir exercer leur talent plus longuement, notamment s’ils sont entrepreneurs, il est plus temps que jamais de rappeler que la connaissance, le savoir, la compétence et la vision ne sont l’apanage d’une classe, d’une éthnie, ni même d’une classe d’âge. Chaque point de vue, avec son recul et son contexte culturel et humain est un apport de richesse et de réflexion]

Apprendre aux jeunes qui apprennent aux vieux, etc.

De temps immémoriaux, les vieux ont appris aux jeunes qui ont appris aux vieux qui ont appris aux jeunes et ainsi de suite (à moins que ce soit l’inverse). Et ma boule de cristal me dit que cela ne changera pas malgré les tentatives de mercantilisation des générations qui tendent à les enfoncer dans des caricatures.
Consumo ergo sum ? Ces stéréotypes, ne frappent pas que la génération Y, ne sont pas que l’apanage de la génération X, des “seniors” (euphémisme pour “vieux”) ou de tout autre acronyme qu’on veuille bien utiliser.
Derrière cette réflexion apparemment anodine et évidente qui consiste à dire que travailler ensemble vaut mieux que travailler les uns contre les autres, et au-delà de l’apparente simplicité qui en dérive du point de vue de l’efficacité de la société et de son simple fonctionnement, se pose en fait la véritable question soulevée fort à propos dans un document publié par la société de conseil Achieveglobal et trouvé sur le site Web d’une université américaine : les stéréotypes entre générations sont-ils une nouvelle forme de racisme dénommé « âgisme ».

combattre les préjugés sur l'âge l âgisme les préjugés entre générations, préalable à la rupture du dialogue, au relativisme et au racisme (ou  âgisme ) – photo antimuseum Lire la suite

Âgisme, ce nouveau racisme : Génération Y et inter-générations was last modified: juillet 23rd, 2019 by Yann Gourvennec

Ne pas confondre modernisation digitale et transformation interne avec @leckofr

À l’occasion de l’évènement annuel organisé par Lecko, dans son superbe nouveau siège de la rue vieille du Temple, pour présenter son 11ème rapport sur l’état de la transformation interne des entreprises, j’ai pu interviewer son dirigeant, Arnaud Rayrole, comme à mon habitude.

Cette année j’ai trouvé le rapport encore plus riche que les années précédentes car d’une part le paysage a beaucoup évolué, et d’autre part, Arnaud a souligné une distinction essentielle : celle entre modernisation digitale et transformation interne des entreprises.

Cette grille de lecture offre des perspectives de compréhension de la digitalisation (le terme n’est pas neutre) des entreprises que beaucoup devraient apprendre à lire, alors que les rapports commencent à fleurir sur le décalage entre la réalité et les discours de comm.

Depuis 2005, Lecko accompagne en ligne, des organisations dans leur transformation interne. Selon eux, Le modèle organisationnel vers lequel tend l’entreprise pour être performante à l’ère digitale est agile et repose donc sur la collaboration. Mais pour atteindre cet objectif, il faut de la patience car la collaboration ne s’achète pas, elle se mérite.

Modernisation ou transformation digitale ?

Dans ce rapport, la distinction est faite entre transformation digitale et modernisation.
La modernisation consiste à introduire de nouveaux outils, sans changer de manière substantielle les pratiques des collaborateurs.
On peut par exemple utiliser la bureautique en ligne et continuer à éditer un document, le télécharger, l’envoyer par email, ce qui n’apporterait que très peu de gains par rapport aux pratiques historiques. Lire la suite

Ne pas confondre modernisation digitale et transformation interne avec @leckofr was last modified: février 11th, 2019 by Yann Gourvennec

Quel avenir pour le coworking et la collaboration au cœur de Paris ?

coworking chez Greenspace
Le coworking façon greenspace : avec sa cabine de téléphérique

Le coworking ne se résume pas aux grands acteurs californiens qui remplissent des milliers de mètres carrés dans les beaux quartiers de Paris.

Le paysage des nouveaux modes de collaboration et de travail comprend aussi et surtout de petits acteurs. C’est le cas de l’espace Greenspace de mon ami Amaury de Buchet.

Une réussite qui a déjà 10 ans et qui doit – pour sa réussite – beaucoup au savoir-faire d’Amaury en matière de Web marketing.

Afin d’en savoir plus, et de prendre l’avis d’Amaury sur le futur de la Profession, je l’ai interviewé dans ses locaux en fin d’année dernière.

Dans une rue tranquille à 600 mètres de la place de la Bastille, au 28 rue du Chemin Vert, se trouve son espace de coworking. Greenspace dédie 750 mètres carrés à une centaine de coworkers, en start-up ou en freelance.

Je me suis entretenu avec Amaury pour qu’ils nous explique les clés de cette réussite et sa vision de l’avenir du coworking, à Paris et ailleurs.

le coworking tranquille
Greenspace : la force de travail tranquille

Un retour d’expérience depuis le lancement de Greenspace ?

Depuis la création de l’espace, il y a 10 ans, il y a eu des changements majeurs dans le domaine du coworking. Auparavant, seules les petites équipes étaient intéressées par ce type d’espaces.

Une à trois personnes au maximum. Au-delà, elles prenaient leurs propres locaux.

Depuis 3 ans nous a expliqué Amaury, on commence à voir arriver de plus grosses équipes de plus de 10 personnes qui veulent s’implanter sur l’espace de travail de Greenspace.

Il est vrai que le prix au mètre carré est plus élevé dans un espace partagé, mais il donne accès à une communauté et à des espaces partagés.

On peut ainsi se concentrer sur son travail sans avoir à se soucier du chauffage ou de l’accès internet. Lire la suite

Quel avenir pour le coworking et la collaboration au cœur de Paris ? was last modified: décembre 27th, 2018 by Yann Gourvennec

Travail flexible : un MOOC pour comprendre la transformation numérique

Travail flexible ne rime pas totalement avec télétravail. Le télétravail est l’arbre qui cache la forêt de la transformation des organisations du travail. Derrière la polémique des chiffres (dont Visionary Marketing a déjà parlé ici) on risque d’oublier les enjeux de cette flexibilité du lieu et de l’organisation du travail. Stricto sensu, le télétravail représenterait à peine 3% de la population active. Cela concernerait les salariés du secteur privé (encore peu du secteur public) qui travaillent à distance sous la protection d’un avenant à leur contrat de travail ou d’un accord d’entreprise

1,3 milliard de travailleurs flexibles, c’est cela aussi la transition numérique (source IDC)

le travail flexible
Zevillage lance un MOOC sur le travail flexible pour qu’on sorte des stéréotypes qui font rimer télétravail avec vacances (photo Xavier de Mazenod)

Or, le télétravail s’exerce majoritairement, à 80%, en mode clandestin, ou plutôt informel. Par inertie, par paresse ou par découragement face aux obligations légales des lois de 2012 inadaptées aux évolutions du monde du travail. Inadaptées car elles prétendaient appliquer au télétravailleur tout le droit du travail. Alors qu’il n’est pas un salarié « normal » mais avec toutes les contraintes pour l’employeur. Certes, il était convenu que les partenaires sociaux renégocient les textes avant fin 2016 pour le faire évoluer mais ils ont un peu de mal à s’y mettre. Lire la suite

Travail flexible : un MOOC pour comprendre la transformation numérique was last modified: novembre 1st, 2016 by Xavier de Mazenod