Transformation digitale 2.0 : la transformation est un processus continu

Transformation digitale 5 ans après, une transformation digitale 2.0 en quelque sorte. Et c’est justement le titre choisi par Michaël Tartar et David Fayon pour la deuxième version de leur ouvrage qui évoque la phase de transition dans laquelle nous sommes actuellement : transformation digitale 2.0 publié aux éditions Pearson en 2019 et qui est sorti un peu avant l’été.

Transformation digitale 2.0 : un processus continu

transformation digitale 2.0

Notre quotidien est aujourd’hui rythmé par les technologies du numérique. 130 millions de smartphones sont vendus chaque mois dans le monde et le nombre d’objets connectés continue de croître.

En une quinzaine d’années, nous avons parfaitement intégré les réseaux sociaux dans notre quotidien. On peut observer leur impact au niveau comportemental et au niveau médiatique.

Bien entendu, ce bouleversement n’épargne pas le monde de l’entreprise.

Bien que sa forme varie, la transformation digitale touche effectivement tous les secteurs.

L’exemple le plus connu, et sans doute le plus violent, à été la disruption du secteur du transport de personnes ou ubérisation (qui est largement rentré dans le language courant depuis).

N’ayant pas anticipé ce phénomène, les sociétés de taxi traditionnelles se sont retrouvées face à un concurrent bien trop en avance… pour finalement se trouver dans l’obligation de les copier pour ne pas disparaître.

Pour ne pas se retrouver face au mur, David Fayon, docteur en Sciences de gestion, préconise d’effectuer une veille de l’intelligence économique pour réajuster si besoin son modèle : c’est la transformation digitale permanente ou d’adaptation.

Si les travaux portent sur un grand groupe ayant accumulé du retard, il vaudrait mieux prévoir du temps et engager un Chief Digital Officer, pleinement consacré à ce changement et à sa mise en place, recommande-t-il.

Quelles est la prochaine étape de cette transformation digitale ?

D’après Statista, il y aurait en 2019 près de 27 milliards d’objets connectés dans le monde, soit un chiffre qui a doublé depuis 2015.

Si cette numérisation du monde physique continue, de nouvelles perspectives s’ouvriront à nous dans des secteurs comme l’agroalimentaire, la santé ou le transport.

Si on atteint effectivement cette conjonction de l’IoT et du web sémantique, on pourra alors parler de transformation digitale 3.0. Sujet du prochain livre de David et Michaël ? Rendez-vous dans 5 ans.

Transformation digitale 2.0, transcription de l’interview

Je suis Michael tartar executive vice président de rock solutions et je suis co-auteur du livre transformation digitale 2.0 avec David Fayon ».

Je suis David Fayon / génération, responsable du programme d’innovation ouvert time to test à la poste. Blogueur auteur et récemment auteur de transformation digitale 2.0 avec Mickaël Tartar qui paraît le 21 juin prochain jour de la Fête de la musique et premier jour de l’été ».

La transformation digitale est un processus continu de transformation des entreprises avec les technologies du numérique. Désormais les réseaux sociaux sont parfaitement intégrés dans nos usages courants. On voit un impact très important au niveau médiatique les comportements ont aussi beaucoup évolué. On le voit d’un point de vue politique par exemple lors des élections avec l’appropriation de ces nouveaux médias et les technologies finalement sont bien intégrées désormais.

La transformation digitale varie selon les secteurs. L’usage d’un drone va être très utile dans le domaine de la Défense. En revanche les drones dans l’administration n’ont pas d’intérêt.

Sur la transformation dans sa globalité en profondeur dans l’entreprise. Je n’en ai pas connaissance en tout cas aujourd’hui. De bons exemples. En fait on en n’a pas vraiment. La transformation concerne tout le monde, elle concerne la société dans sa globalité.

(DF) J’ai passé trois ans de ma vie dans la Silicon Valley donc j’ai eu pas mal l’occasion de rencontrer des GAFA des start up. Avec Michael on a aussi travaillé dans son entreprise rock solution, sur la mise en place d’un certain nombre d’indicateurs du modèle de maturité, on a eu aussi les retours des lecteurs de la première édition, on a eu des missions de conseil qui ont été faites à cet égard et tout ça, ça a permis d’enrichir le modèle et de passer d’un modèle qui était à construire, à un modèle actuellement où tous les indicateurs sont définis.

Je crois que le thème d’uberisation est entré dans le langage courant. l’offre de services, utilisant le numérique massivement, vient chahuter un modèle et il se trouve que Uber a été plus violent dans ses actes, dans sa rapidité de développement. Donc on peut continuer à utiliser le terme d’ubérisation c’est pas gênant, le terme le plus générique c’est le terme disruption.

Dans un premier temps il y a des fondamentaux à revoir et il y a une grosse opération de transformation digitale de l’organisation à faire. Donc ça prend du temps et on aura besoin d’un CDO. Ensuite pour la transformation digitale permanente ou d’adaptation là on aura peut être moins besoin de ressources pour l’effectuer, ce sera plus de la veille de l’intelligence économique pour réajuster son modèle économique.

On voit que la numérisation du monde physique s’est accélérée et comme la techno numérique va de plus en plus vite cela donne la possibilité de créer de nouvelles choses dans l’agriculture dans l’alimentaire dans le transport à l’intelligence artificielle. On en parle beaucoup. Mais aujourd’hui je n’ai pas encore vu d’intelligence dans ce domaine. On est encore loin d’un système qui soit capable de nous comprendre nous les humains avec tous nos défauts.

Le web 3.0 c’est la conjonction de l’Internet des objets et du Web sémantique. Peut être que si ces évolutions qui deviennent une réalité on pourra parler d’une transformation digitale 3.0 qui aurait tout son sens. Mais on n’en est pas encore là. Lorsque on aura du Machine to Machine, des automates capables d’apprendre et de générer eux mêmes des algorithmes ou des comportements, là je pense qu’il faudra réinventer la place de l’homme dans l’organisation avec l’importance des soft skills et même s’il y a une singularité partielle voir où l’homme sera complémentaire à la machine.

 

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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Il est intervenant et auteur de 4 ouvrages édités chez Kawa. En 2014 il est devenu entrepreneur, en créant son agence de marketing digital Visionary Marketing.
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