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Dans ce cas, chaque magasin 50% du marché. Mais, si chaque
manager ignore la décision de son concurrent, ils chercheront
à s’installer au milieu du segment pour à attirer le plus
de clients possibles.
Ainsi, Hotelling met en évidence les interactions qui existent
entre concurrents sur un marché et qui conditionnent le
choix des localisations commerciales.
Mais, sa théorie appelée aussi principe de différenciation
minimale explique aussi la tendance des magasins à se regrouper,
selon le déroulement du schéma ci-contre.
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| Le principe de différenciation
minimale |
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1.2 La loi de Reilly et la formule du
point de rupture
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Par analogie avec les propriétés de la loi dattraction
de Newton, Reilly a postulé que la population dune
zone I localisée entre deux pôles urbains A et B sera attirée
par chacun de ces pôles proportionnellement à leur taille
et en proportion inverse de la distance entre la zone I
et les pôles urbains A et B
[3] :
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Où :
- Va et Vb: Proportion des ventes réalisées
en A et B auprès des habitants de la zone I,Pa et Pb:
population des pôles urbains A et B,
- Da et Db: distance entre la zone
intermédiaire I et les pôles urbains A et B,
- a: coefficient positif mesurant
l'importance du facteur population sur le niveau des ventes,
- b: coefficient positif mesurant
l'impact de la distance entre clients et point de vente jouant
sur le niveau des ventes.
- Comme a et b
sont souvent pris égaux à 1 et à 2 respectivement [4]
[5] ,
on obtient la formule :
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Pour délimiter la frontière de la zone de chalandise
de deux aires de marché éloignées, les populations des pôles
urbains A et B, Va et Vb, sont remplacées
par un indicateur du potentiel de chaque zone. Le point
de rupture de l'attractivité commerciale issue du pôle urbain
A et du pôle B est alors indiqué par son abscisse X à partir
du pôle A :
De nombreuses études empiriques dont celles de Converse
[6] ont vérifié la loi de Reilly
avec un coefficient a égal à 1 et b
égal à 2 pour un certain nombre de centres urbains en Illinois.La
loi de Reilly, très théorique, suppose une isotropie de
l'espace, l'absence de barrières naturelles, un comportement
invariable des consommateurs en tout point de l'espace ce
qui est rarement le cas.
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| Figure 2 : Illustration de
la Formule du Point de Rupture |
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1.3 La méthode des secteurs proximaux
et la théorie des places centrales de Christaller
La théorie des places centrales rend compte de la taille, de
l'espacement et du nombre des villes. On considère un espace géographique
non différencié, avec une densité de population uniforme à revenus
similaires et des prix des biens identiques, seuls les coûts de
transport varient et ne dépendent que de la distance à un centre.
Les individus sont supposés avoir un comportement rationnel, ils
cherchent à s’approvisionner au meilleur coût, donc au centre
le plus proche. Selon cette théorie [7] , dans cet espace physique idéal où
les consommateurs peuvent se déplacer uniformément, la localisation
des magasins est régulière et occupe le sommet d'hexagones. Ces
sommets correspondent aux points d'accessibilité maximale pour
les consommateurs potentiels de la zone de chalandise.
Christaller traite, sur une base hiérarchique, les points de
vente selon leur niveau d'importance et prouve que la localisation
d'un point de vente d'un niveau plus élevé (chiffre d'affaires
plus important pour plus de clients avec une exigence plus élevée)
sera optimale au centre de l'hexagone constitué par six magasins
élémentaires. La méthode des secteurs proximaux [8] suppose que les consommateurs
choisiront le service le plus proche d'eux selon l'hypothèse de
la théorie des places centrales. Les zones de chalandise ou secteurs
proximaux sont dessinés en construisant des polygones de Thiessen
[9]
ou de Dirichlet
[10] qui représentent chacun la surface
polygonale la plus proche d'un magasin particulier que de tout
autre.
Ces polygones se dessinent en 3 étapes : on localise les points
de vente sur une carte, ensuite on lie chaque point les uns aux
autres, enfin on trace la médiatrice à partir du point médian
de chaque segment et enfin, on prolonge les médiatrices pour former
à leurs inter-parties les sommets des polynômes de Thiessen. La
méthode des secteurs proximaux essentiellement géométrique permet
de repérer les lacunes spatiales représentant autant d'opportunités
d'implantation en supposant qu'une saturation de l'espace commercial
se note par de petits polygones contrairement à une vaste zone
polygonale dotée d'un fort potentiel.
1.4 Le modèle de Huff
Huff [11]
a été le premier à introduire au début des années
60 un modèle d'interaction spatiale tenant compte de la concurrence.
Selon lui, un consommateur est susceptible d'hésiter entre plusieurs
choix de lieux d'achats. Tous les magasins ou services ont
donc une chance d'être fréquentés, cette approche probabiliste
tranchant avec l'approche déterministe qui prévalait à cette époque.
Selon Huff, la surface de vente du commerce joue un rôle important
dans son attractivité vis-à-vis des clients tout autant que sa
proximité.
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La probabilité qu'un consommateur au point i fréquente
un magasin particulier au point j est donnée par l'axiome
de Luce [12] :
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avec l'utilité du point de vente :
Alpha et beta reflètent l'importance accordée à la taille et
à la distance dans la décision du consommateur de fréquenter un
magasin. Etant donné que l'utilité diminue avec la distance, le
paramètre · est négatif. Plus l'utilité est grande, plus le consommateur
aura tendance à être attiré par le point de vente. A noter que
dans la formule, la taille Sj du point de vente en j peut être
remplacée par une quelconque autre mesure de l'attractivité du
magasin comme dans le modèle MCI (voir ci-après). Le modèle de
Huff est approximatif de la même façon que la loi de Reilly puisque,
dans la réalité, l'étendue et la forme d’une zone de chalandise
dépendent de nombreux facteurs environnementaux, socio-économiques
et marketing autres que la distance à la clientèle ou que la surface
commerciale. Le modèle de Huff a cependant, vis-à-vis de la loi
de Reilly, l'avantage de pouvoir comparer entre elles des localisations
potentielles sur base d’un calcul des probabilités de fréquentation.
Il peut constituer une approche rapide et sommaire pour évaluer
très grossièrement la qualité d'un site par rapport à un autre.
Toutefois les paramètres de puissance alpha et beta demandent
à être évalués au préalable grâce en particulier à l'expérience
tirée de points de vente existants pour lesquels on connaît les
surfaces commerciales et les comportements des consommateurs vis-à-vis
des problèmes de distance. Le modèle MCI ou Modèle Interactif
de Concurrence (multiplicative competitive interaction) prolonge
le modèle de comportement spatial de Huff avec l'avantage de tenir
compte d'autres facteurs que la distance ou la surface de vente.
Dans ce modèle, on a simplement remplacé la surface
Sj de la formule de Huff, par une mesure
plus générale de l'attractivité du magasin comportant L facteurs
d'attraction Alj à la puissance αl
(facteurs d'attraction pouvant être comme nous l'avons déjà dit
le service de paiement par carte bancaire, le nombre de places
de parking, le nombre de caisses, l'emplacement à une intersection
[13] ou des paramètres
subjectifs comme l'image du magasin
[15] ) : 
Cette probabilité devient donc: 
Ni étant le nombre d'alternatives de points de vente où les consommateurs
sont susceptibles d'effectuer leurs emplettes. Les différents
paramètres du modèle MCI peuvent être calculés par la méthode
classique des moindres carrés
[16] .
Comme on la vu, les modèles gravitaires sont trop
approximatifs (théorie des places centrales, modèle de Hotelling)
ou trop lourds (modèle de Reilly, de Huff ou MCI) pour résoudre
un problème concret de localisation de services. En outre, ces
modèles exigent souvent la spécification de paramètres déterminés
le plus souvent empiriquement (comme les paramètres αl
dans le modèle MCI) ce qui introduit une incertitude importante
dans les résultats demplacements préconisés.
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