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Dans le rapport suivant, vous apprendrez
à mieux connaître le monde -
encore balbutiant - de la communication sur
Internet. Internautes insaisissables, audiences
non mesurables « scientifiquement
», mesures d’impact évasives,
frilosité des annonceurs et des publicitaires,
chiffres d’affaires non suffisants pour le
« commerce de masse »; il est
aisé de constater que l’Internet -
du moins en sa jeunesse actuelle - ne satisfait
pas les théoriciens du commerce qui
voudraient que cette toile - par définition
insaisissable - puisse entrer aisément
dans leurs grilles d’analyse préétablies.
Mais toute la question est là : doit-on
aborder l’Internet comme un marché
classique, ou une sorte de canal alternatif,
post-moderne, terrain du marketing au corps
à corps, soit individuel ( 1 to 1 :
voir http://www.m1to1.com/
), soit marketing des communautés (NET
GAIN, BADOT-COVA... )?
Doit-on considérer les trop fameuses
« bannières
» comme l’avenir de la publicité,
ou à l’instar de Phlippe Boutié,
comme de vulgaires panneaux d’interdiction
de stationner sur les autoroutes de l’information.
Il n’existe pas de réponse absolue
à cette question. Sans doute, l’Internet
va-t-il perdre - au fil des ans - son caractère
de communauté à part; sans doute
aussi, pour contrebalancer ce jugement, l’esprit
de communauté - déjà
observé sur le terrain par de nombreux
chercheurs et sociologues ( MAFFESOLI, BADOT-COVA
) - va-t-il se renforcer au travers de l’Internet
dans la totalité du grand public.
Toujours est-il que l’Internet n’est pas
le domaine des lents, et qu’il vaut mieux
apprendre aujourd’hui à trouver sa
voie sur ce médium plutôt que
d’attendre l’arrivée d’instruments
de mesure tout prêts; le paradoxe mondial
(NAISBITT 94) veut que dans la mondialisation
les petits aient leur chance, mais ce paradoxe
montre aussi qu’il y a peu d’élus dans
ce monde de concurrence. Des millions et des
millions de sites, et pourtant peu de réussites
si on y pense (voir http://www.bizrate.com).
On peut s’étonner, et pourtant! il
n’est pas si étrange que parmi les
grandes réussites du Net, on trouve
des « start-ups » qui ont su créer
- et gérer - un esprit de communauté
sur leurs sites. Ne pas se contenter de parler
au « consommateur » en face-à-face
mais recréer un univers complet, et
établir une réputation. Ainsi
Amazon est plus crédible que Barnes
& Noble sur Internet; CDWorld ou CDnow
plus crédibles que TowerRecords ou
Waterstones sur Internet; auto-by-tel plus
crédible que RENAULT Occasions.
Il est fort à parier que pour ce qui
est de la publicité, le phénomène
soit identique, et que l’on doive - pour réussir
- la réinventer : plus soft, plus ciblée,
mais moins voyante, plus « charitable
», et moins directement intéressée.
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