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Toutes les décisions relatives à la construction d'un assortiment doivent découler des actes du consommateur acheteur, le juge de paix en la matière, qui sanctionne ou avalise les choix de référencement des "référenceurs" des centrales, et des industriels prolifiques en matière d'innovations

 

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Par Nicolas Salin, Expert en Merchandising

 
La clarification des assortiments - une chimère

LA CLARIFICATION DES ASSORTIMENTS : UNE CHIMERE ?
LA REPONSE DU MERCHANDISING DE GESTION

Clarification, un voeu pieux. Donc rationalisation, encore un voeu pieux mais pas irréalisable. Une nécessité pour certaines enseignes, à condition de procéder à l'analyse des attentes du consommateur. En effet, toutes les décisions relatives à la construction d'un assortiment doivent découler des actes du consommateur acheteur, le juge de paix en la matière, qui sanctionne ou avalise les choix de référencement des "référenceurs" des centrales, et des industriels prolifiques en matière d'innovations. Le client, dans notre société de l'hyperchoix, souhaite bien sûr le choix, mais le bon choix ne rime pas avec profusion sinon le risque de perte de lisibilité de l'assortiment et de la clarté du linéaire guette.

 
 
   
 

Certains osent se prononcer pour une quasi suppression des marques nationales. Les marques nationales sont souvent des identificateurs du rayon, de la famille ou de la sous-famille ; cela parait donc improbable. J'en profite pour ajouter que la rentabilité de la famille impactée par une telle rationalisation des marques nationales souffrira forcément (quid des RFA?), sans parler de la compensation attendue en ventes volume versus les ventes valeur perdues. Les hards discounters qui s'embourgeoisent eux non plus n'opèrent peut-être pas un choix judicieux : ils constituent en eux-mêmes un concept catégoriel, un véritable category management : uniquement des produits à bas prix, 20/80 pour la plupart, dans un même espace de vente.

 
   


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Quand l'on possède un coeur de métier comme cela, il vaut mieux ne pas s'en écarter pour éviter les errements de concept. Leader Price, s'est distingué au départ, mais dès le départ; le concept a été affiché, et il s'agit de la véritable identité de l'Enseigne de discount légèrement plus fournie en offre produits. En fait, le consommateur, qui effectue je le rappelle ses courses, non pas dans 1 mais dans plusieurs magasins, éprouve désormais un besoin de proximité, en plus du besoin d'une offre prix juste.

Donc, il continuera à évoluer dans ce sens, et la place accordée à une offre pléthorique de premiers prix en descente massifiée et en entrée de rayon ne le satisfera pas plus que cela, vu qu'il vient en GMS classique et en hyper, d'abord si ces magasins sont près de chez lui (proximité = rapidité), et ensuite ou en même temps pour le montant de son ticket de caisse (ou l'image prix de son magasin). Cependant, il convient de reconnaître que certaines Enseignes par le passé sont allées très loin dans l'hyperchoix, voire trop loin. Prenons l'exemple des lardons fumés chez Carrefour (Tribune Grande Conso, juillet 2005).

 

 
 

La situation a sûrement été revue et corrigée depuis, je l'espère pour Carrefour.

  • barquette dés de lardons herta 200G 1€87
  • barquette dés de lardons herta 200G sécable 2€13
  • allumettes de lardons herta 200G 2€19
  • barquette sécable X4 herta 2€29
  • lardons premier prix 200G 0€77
  • lardons carrefour 150G 1€15
  • lardons carrefour 2X100G 1€55
  • allumettes carrefour 2X100G

 

 
  Et il ne s'agit que de lardons fumés ! Je ne cite pas les autres types de lardons. 8 références, des prix survalorisés, etc. L’écoute du client et l'analyse de ses actes d'achat auraient permis d'éviter une telle sur-offre, une sur-exposition de la famille de produits. A condition que les responsables de l'offre, donc de l'assortiment aient les mains libres pour dénoncer cette ineptie; le Merchandising de gestion, développe des outils de l'analyse de l'offre.

J’illustre mon propos avec 1 des outils ci-après qui vient compléter une palette d’aides à la décision que je développe sur mon site www.interfacesmerchandising.fr

COURBES ABC CA, VOLUME, BENEFICE BRUT

  Courbe ABC

 

 

DESCRIPTION DE L'OUTIL

Ce document permet de mettre en relief les références qui ont une sensibilité à :

  • la rupture dans le cadre des volumes
  • la rentabilité dans le cadre du bénéfice brut (marge)
  • la satisfaction consommateur dans le cadre du CA

En renversant la courbe ABC, ou en faisant un focus sur le haut des courbes, nous avons une présomption de suppression sur certaines références clairement désignées par leurs performances.

Cette analyse est à compléter avec les seuils de visibilité, mappings et diagnostics prix.

En effet une offre très (trop?) conséquente est souvent associée, dans la pratique à un problème de clarté et de visibilité.

  • A : Produits indispensables, surtout ne pas être en rupture (nb de facings). Image de l'Enseigne, produits d'appel, achats listés, prévus. Forte rotation, faible marge.
  • B : Produits courants de bonne notoriété. Achats précis, non listés mais remémorés. Rotation et marge moyennes.
  • C : Produits d'impulsion. Achats spontanés, rotation faible, marge forte. Il faut mettre en avant ces produits ou les analyser de plus près.

Nb. : on peut désigner les 20/80 de manière plus classique, en regroupant stricto sensu dans le premier pallier 20% des références.

 

 

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