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  Maintenir son patrimoine applicatif n'est pas la fonction la plus réjouissante pour le DSI. Mais elle est indispensable. Trop pris par ses nouvelles applications, ses Clients internes, ses budgets et sa DG, le DSI ne donne pas toujours la bonne attention à cette fonction  

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SAVOIR GERER LA MAINTENANCE DE SES APPLICATIONS
 
 
 
   
 

Par Bernard Molland, Consultant en gouvernance du SI

Maintenir son patrimoine applicatif n'est pas la fonction la plus réjouissante pour le DSI. Mais elle est indispensable. Trop pris par ses nouvelles applications, ses Clients internes, ses budgets et sa DG, le DSI ne donne pas toujours la bonne attention à cette fonction bien qu'elle consomme une grosse part de ses budgets.

Lire la version pdf parue dans Le Monde Informatique du 23 janvier 2004Infrastructures 01DSI

 
   


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    Fin 2002, lors d'un séminaire où participaient 80 DSI européens, le nouveau DG d'une célèbre SSII avait attiré dans son groupe de travail l'essentiel de l'auditoire avec un titre alléchant " Industrialiser vos applications ". Ce titre était bien choisi car cette société maintenait une bonne part de leurs applications. Quel suspense cachait donc ce titre ronflant chez une société dont le cœur de métier était de produire et de maintenir du code ? Une nouvelle technologie allait être annoncée ? Mais quelle déception ! Un véritable choc saisi la salle lorsque ce nouveau patron annonça : " Nous allons sous-traiter dans les pays de l'Asie du sud-est " ! En buvant sans joie la coupe que l'on venait de lui remplir au bar, l'un de ce ces DSI me dit : " Me serais-je donc trompé durant 15 ans en leur donnant plus de 50% de ma TMA ? "

Mais comment faire baisser les coûts de maintenance sans que son prestataire ne transpose son modèle vers une sous-traitance off-shore, qui, à terme, pourrait prendre à son tour le contrôle de vos propres applications ?

En 1988, j'ai été confronté à cette situation. Ma société sous-traitait en Inde la maintenance d'un protocole de réseau. Ayant perdu cette compétence en interne, nous étions devenus dépendant de ce sous-traitant. En charge pour l'Europe des compagnies aériennes utilisatrices de ce protocole, j'ai du payer le prix fort lorsque j'ai re-négocié ce contrat qui était arrivé à terme !

Alors, n'abondez pas dans le discours simpliste de l'off-shore, ne perdez pas votre compétence interne garante de pérennité, ne devenez pas dépendant d'autrui surtout lorsqu'il n'est plus contrôlable et n'encouragez pas ce négoce qui profite davantage à ses intermédiaires qu'à votre société.

La solution ? Prenez soin par vous-même de revoir vos applications avec des outils modernes qui analysent leur architecture, simplifient et industrialisent leur code et génèrent une documentation structurée. De tels outils existent. Ils sont opérationnels et offrent des retours sur investissements de plus de 20 % sur vos budgets de maintenance.

Ces outils apportent de la transparence. De ce fait, ils ne sont pas les favoris de ceux qui vivent de la non qualité du code de vos applications, garante de pérennité et source de revenus récurrents. C'est pourquoi, la maintenance applicative est un métier qui nourrit bien ses sous-traitants surtout lorsque personne au sein de la DSI ne veut se donner les moyens de s'en occuper.

 
 

Alors consultez, regardez et lancez-vous par petites touches si vous êtes dubitatifs. Puis, dès que ce travail aura été structuré, vous aurez la possibilité de le généraliser à l'ensemble de vos applications.

Mais ne donnez pas les sources de vos applications clés à des structures qui pourraient revendre ce patrimoine à vos concurrents.

Par exemple, un cabinet de consultants écouté de vos dirigeants qui sous-traitait la production de ses présentations en Asie s'est retrouvé en concurrence avec une société off-shore qui avait compris la problématique de son client ! Ce cabinet a alors réalisé qu'il avait pris le risque d'exposer les problèmes de ses clients à des tiers qu'il ne maîtrisait pas !

Dans un monde économique où le savoir-faire est stratégique, il faut savoir protéger ce qu'il convient et ne pas faire n'importe quoi sous le prétexte d'économie de court terme.

Si votre société a de gros besoins, établissez plutôt un centre de compétence vous-même pour faire maintenir vos applications déjà re-structurées et documentées.

Mais ne passez pas par ces marchands qui n'apportent pas de valeur à votre entreprise. Allez débaucher en local l'encadrement qui accompagnera votre démarche et construira pour vous l'équipe dont vous aurez besoin.

Vous aurez ainsi gagné sur tous les tableaux : vous aurez structuré vos applications, vous aurez conservé votre savoir-faire, vous aurez dynamisé la créativité de vos propres équipes européennes, vous aurez fait croître les compétences globales de votre entreprise tout en faisant baisser vos coûts.

 
     

 

V O T R E  A V I S
 
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