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1.
Introduction
L'ère post moderne s'ouvre sur une société
multipolaire structurée et organisée par les corps
constitués. Une analyse fine de ses constituants révèle
que la méta organisation du monde, volonté des états
et des multinationales, s'oppose à la société
en réseau régie selon des principes de fluidité,
de mixité, d'hétérogénéité.
Entre le besoin de cohérence des corps constitués
et la société en réseau, l'écart ne
fait que s'accroître depuis l'avènement d'Internet.
Le déterminisme est né de la volonté d'échapper
au dictat de la condition humaine. Mais à la fin du XXème
siècle, la puissance de l'instrument industriel et économique
a atteint ses limites en devenant un facteur de risques et d'incertitudes
: risques écologiques, risques économiques, risques
sociaux, risques politiques, risques individuels. Cet ensemble
de risques fait l'objet de toutes les intentions, avec l'objectif
de les prévoir et de les contenir. A ces risques s'ajoutent
d'autres incertitudes. Les décideurs politiques et économiques
regrettent l'absence de marges de manuvre dans l'organisation
générale du monde. Cet absolutisme dans la vision
stratégique tend à promouvoir le statu quo et la
déresponsabilisation des acteurs économiques et
sociaux. En réalité on constate que l'horizon de
la planification stratégique des entreprises et des états
se rapproche un peu plus chaque jour, laissant l'initiative au
marché considéré comme versatile. Contrairement
à ce que prétend la doctrine fataliste, l'incertitude
est devenue une composante indissociable de la société
qui se dessine. A la volonté de maîtriser les risques
et à entretenir le statu quo, s'oppose la capacité
d'admettre et de gérer l'imprévisible. Dans ce domaine,
on constate qu'Internet joue à la fois le rôle de
catalyseur et de moyen de gérer l'incertain, en se souvenant
que dans l'imprévisible, l'opportunité trouve sa
place.
2.
L'imprévisible
L'imprévisible ne relève pas seulement du hasard.
L'incapacité que nous avons à résoudre les
équations différentielles, mêmes simples,
ne signifie pas qu'imprévisible et hasard soient intimement
liés. Pour François Lalonde, professeur à
l'Université du Québec à Montréal,
" Une des questions qui intéresse actuellement les
mathématiciens est le rapport entre la topologie générale
d'un espace (de dimension arbitraire) et la dynamique qualitative
des phénomènes qui peuvent y prendre place. "
. L'imprévisible est en grande partie le fruit de notre
difficulté à prévoir (et maîtriser)
l'avenir dans un univers complexe et reste dans notre conscience
collective synonyme de risque. Pourtant, dans l'absolu de l'imprévisible,
il n'y a aucune raison pour que l'espace des opportunités
ne soit pas équivalent à celui des dangers, même
si on peut constater une polarisation des champs.
| Figure 1. L'imprévisible à la
fois source d'opportunité et de dangers |
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3.
La polarisation de l'imprévisible
La division égalitaire du champ de l'imprévisible
(cf Figure 1.) entre dangers et opportunités se révèle
cependant fausse dans la réalité. L'imprévisible
est nécessairement contraint par les contours et les déformations
de l'espace qui le contienne. Pour Ulrich Beck , la société
du risque est caractérisée par la suppression des
frontières géographiques, temporelles et sociales.
Les périls inhérents à l'industrialisation
à outrance déforment l'espace de l'imprévisible
pour créer des bassins d'attraction vers le risque, même
si les plus nantis peuvent encore espérer l'existence d'une
hiérarchie de l'exposition au danger. Mais la société
en réseau déforme également l'espace des
incertitudes. Elle introduit des risques nouveaux dans les domaines
économiques et sociaux tout en créant des opportunités
inédites. Si nous prenons le simple exemple de la visibilité
sur Internet, le site Web de l'observatoire des transnationales,
géré par une poignée de personnes, très
critique envers Nestlé, est plus visité que celui
de Nestlé malgré toute la puissance de cette multinationale
. La société en réseau fonctionne en dehors
des systèmes hiérarchiques, se nourrit de l'échange
et du partage, est génératrice d'incertitudes car
elle se reconfigure sans cesse.
Si on considère le rôle d'Internet, la polarisation
de l'incertitude dépend étroitement de la strate
à laquelle on appartient. Pour Nestlé, elle constitue
avant tout un risque, pour l'observatoire des transnationales,
une opportunité. Pour le sommet de la pyramide de l'ordre
établi et des corps constitués, la société
en réseau est ressentie principalement comme une source
de danger (en raison des " nouveaux venus " imprévisibles),
pour l'échelle intermédiaire, elle est à
la fois danger et opportunité. En revanche, le bas de l'échelle
sociale n'a, semble-t-il, d'autres choix que d'être exclu
du débat en raison du niveau du " ticket d'entrée
" sur Internet, donc dans la société en réseau.
| Figure 2. L'espace des risques
et des opportunités face à l'incertitude de la société en
réseau est déformé |
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3.1
Face à l'imprévisible
Face à l'imprévisible, considéré
comme une source de danger, les corps constitués optent
pour la stratégie du hérisson. Le danger grandissant,
deux choix s'imposent : la fuite ou le replis sur soi, toutes
épines dehors. C'est ainsi que les multinationales, les
pouvoirs financiers et politiques n'ont d'autres volontés
que de protéger le statu quo, en espérant que les
événements déstabilisateurs ne les atteindront
pas. Mais contrairement au hérisson, des dimensions supplémentaires
animent leur stratégie, à savoir, transférer
les risques vers le bas de la hiérarchie sociale et favoriser
la cohérence de la société.
Plus que l'incertitude, c'est la non acceptation de l'incertitude
qui est le plus souvent gérée par les corps constitués,
jusqu'à la rupture s'il le faut, notamment dans le domaine
écologique. Dans le management de l'information, cet ensemble
conduit à la promotion de plusieurs réponses :
- Contrôler et contenir l'information et Internet,
notamment par la voie juridique,
- Favoriser les modèles hiérarchisés
de diffusion et de remontée de l'information,
- Orienter l'information pour rendre le transfert des
risques acceptable par la population,
- Promouvoir l'inégalité sociale face aux
risques écologiques, économiques et sociaux,
- Minimiser, voir déformer l'information sur les
risques, faute de la contenir,
- Utiliser le réseau Internet lorsqu'il favorise
les ventes et la productivité,
- Utiliser Internet dans la gestion des crises.
Pour l'individu, l'imprévisible est inhérente de
la condition humaine, facteur déterminant du libre arbitre
au quotidien. C'est aussi parce que l'être humain est opportuniste
qu'il accepte individuellement l'imprévisible, y compris
le risque, à condition que celui-ci soit consenti. Si l'on
se concentre sur les usages de l'Internet, les individus sont
eux-mêmes partagés entre l'utilisation voulue par
les corps constitués et des usages collectifs et individuels
centrés sur leurs préoccupations. Face à
l'imprévisible, de très nombreuses stratégies
et attentes individuelles émergent sur Internet :
- Echanger librement avec son environnement,
- Utiliser Internet dans la recherche d'informations officielles
ou non,
- Fédérer des groupes en utilisant Internet,
principalement le courrier électronique,
- Promouvoir ses actions ou des actions collectives,
- Modifier la structure de la pyramide sociale, pour se
hisser dans la pyramide ou pour la défaire,
- Utiliser le réseau Internet lorsqu'il permet
d'obtenir des biens, des services ou de la reconnaissance à
moindre coût.
4.
Le management de l'information dans la tourmente de l'imprévisible
L'imprévisible n'est pas forcément du domaine de
la catastrophe. Par exemple, en marketing, il est de plus en plus
difficile de planifier, de prévoir. Nous pouvons très
bien le vérifier si l'on considère l'évolution
des nouvelles technologies dont les usages sont en décalages
avec les prévisions issues des études de marché,
ce dont résultent des risques mais aussi des opportunités.
C'est ainsi que le SMS a connu un véritable engouement
qui n'était pas attendu. La crise à laquelle les
compagnies sont confrontées prend de plus en plus les allures
d'un continuum qui apporte son lot de bonnes et de mauvaises surprises.
Faire face à l'imprévisible impose des approches
stratégiques différentes de la planification.
4.1
Le management des crises
Le risque zéro est considéré aujourd'hui
comme une utopie et la volonté affichée est d'accepter
le risque pour mieux le gérer. Mais le besoin de maîtriser
l'avenir oppose la planification à l'imprévisible.
Le risque est considéré comme tolérable à
partir du moment où il est déterminé. C'est
dans la programmation et la gestion ordonnée de l'information
que se traduit cette exigence pour les corps constitués.
Pour ce faire, les risques sont évalués, traduits
en statistiques, dispositifs, procédures et plans d'actions,
ceci dans la plupart des domaines (industriels, financiers, sociaux,..).
Il en va de même dans le marketing dont le fondement reste
l'étude de marchés, alors que les produits qui seront
consommés demain restent en grande partie inconnus.
Les organisations et les systèmes d'information sont structurés
en réponse à ces stratégies élaborées
pour faire face au risque. Dans de tels dispositifs, à
de rares exceptions, la gestion de l'information reste hiérarchique,
avec la diffusion de l'information du haut vers le bas de la hiérarchie
et la remontée de l'information dans le sens inverse. La
capitalisation de l'information s'effectue au sommet de la pyramide
qui décide de l'information consolidée qui pourra
être redistribuée, ceci à l'exception de l'information
de terrain. Ce mode de gestion est opérant lorsque les
risques sont déterminés, mais ne prend pas véritablement
en considération l'imprévisible, cette part inacceptable
du risque.
4.2
Gérer l'imprévisible
L'acceptation
Gérer l'imprévisible demande de l'accepter. Cette
acceptation ne concerne pas forcément l'imprévisible
considéré comme un absolu, mais comme une composante
inhérente au risque. L'accepter permet d'en définir
la typologie, d'élaborer des stratégies propres
à l'imprévisible, de préparer des systèmes
d'information capables de fonctionner malgré cette part
d'imprévisible. Gérer l'imprévisible ne signifie
pas le contenir, mais le faire sien.
Centraliser le propos
et délocaliser les compétences
Face à l'imprévisible, les organisations doivent
pouvoir s'adapter très rapidement. Les savoirs nécessaires
à la gestion de l'imprévisible ne sont pas forcément
constitués, mais plus probablement répartis entre
différents acteurs qui peuvent être nombreux. Plus
qu'une gestion linéaire (et hiérarchique), c'est
dans la capacité à créer un réseau
de noeuds de compétences centrées sur un propos
qui semble déterminante. Parce qu'il peut se reconfigurer
sans cesse, un fonctionnement en réseau permet aisément
d'accepter des " nouveaux venus " tout comme supprimer
un nud faible ou momentanément inutile.
Il est donc infiniment plus puissant que le fonctionnement hiérarchique
dans la gestion de l'imprévisible. Dans un tel système,
la direction se cantonne à fournir la stratégie,
contrôler son application et faciliter le fonctionnement
de l'ensemble du réseau de compétences. La capitalisation
des connaissances s'effectue à chaque nud du réseau
pour répondre à ses besoins intrinsèques.
Dans le même temps, une part conséquente de l'information
est en mouvement entre les différents nuds du réseau
: l'intelligence est partagée, s'adapte en temps réel
pour contribuer au fonctionnement de l'ensemble.
Internet pour gérer
l'imprévisible
Internet est parfaitement adapté à la gestion de
l'imprévisible, dans sa logique et sa constitution physique.
Sur le plan de l'acheminement de l'information, le réseau
des réseaux supprime en grande partie les chemins critiques.
Les matériels et logiciels sont standardisés et
permettent de constituer des réseaux hétérogènes
dans lesquels chaque compétence peut s'inscrire (ou se
retirer) sans nécessiter de moyens longs et coûteux
à déployer. Parce qu'il permet de réduire
les processus globaux à l'utile (la stratégie et
le contrôle global des opérations), de créer
ex-nihilo des groupes de travail qui échangent en ligne,
Internet autorise la souplesse nécessaire à la gestion
de l'imprévu.
Les différentes compétences peuvent être
utilisée et s'auto organiser selon des modèles proches
du fonctionnement physique d'Internet. Ainsi, une compétence
" surchargée " ou hors fonction peut être
relayée par une autre, ce qui n'est pas facilement le cas
dans un fonctionnement hiérarchique.
| Figure 3. Exemple de fonctionnement
en réseau. La direction n'a plus de valeur hiérarchique :
son rôle est de déterminer la stratégie et fournir le sens,
ce qui constitue une fonction spécialisée au même titre qu'une
autre compétence. |
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Exemples
Les réseaux fonctionnent également par compétition.
Ainsi, la même tâche peut être confiée
à plusieurs nuds du réseau, avec pour règle,
le partage des savoirs. Par exemple, dans le développement
du système d'exploitation libre Linux, à chaque
fois qu'un nouveau matériel apparaît (imprévisible),
plusieurs programmeurs travaillent en " libre compétition
constructive " sur le développement de pilotes capables
de faire fonctionner cet appareil. Dès qu'un pilote est
réalisé, sa version " bêta " est
soumise à l'ensemble du réseau de développeurs
qui peuvent le tester, l'améliorer ou l'utiliser pour parfaire
leurs propres travaux. De fait, il existe peu de risques d'engorgement
et au final plusieurs solutions coexistent. Les meilleures solutions
sont retenues pour la diffusion d'une version consolidée
du système d'exploitation. Enfin l'information capitalisée
reste en permanence disponible pour l'ensemble du réseau
et l'information obsolète ou sans valeur est naturellement
supprimée.
Il est à noter qu'à aucun moment, un élément
central (ou directeur) ordonne la création du pilote :
c'est parce que le propos directeur du développement de
Linux est aussi de permettre son fonctionnement avec les périphériques
du marché que le réseau prend naturellement en charge
cette tâche imprévisible. De même, un nud
du réseau qui ne respecte pas la règle du partage
en est naturellement banni, sans que personne n'ai pris cette
décision : c'est l'intelligence collective du réseau
qui en décide. En revanche, les meilleurs contributeurs
sont gratifiés par la reconnaissance de l'ensemble du réseau.
Il est à noter que la reconnaissance est le moteur du réseau
des développeurs de Linux. Cette problématique de
la gratification se pose pour l'ensemble des réseaux :
pour être opérante, elle se doit d'être dispensée
par le réseau et non pas par un organe hiérarchique.
En 2003, la gestion mondiale de l'épidémie de SRAS
(Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) reste également
un exemple significatif de la capacité de gérer,
capitaliser et diffuser l'information et les savoirs dans un fonctionnement
en réseau. Dans cette crise, Internet à été
abondamment utilisé pour échanger des informations
par email en s'affranchissant de l'espace et des décalages
horaires. Dès son décryptage, le 12 Avril 2003 à
4 heures du matin à Vancouver, le Michael Smith Genome
Sciences Center mettait en ligne la séquence complète
du génome du virus, permettant ainsi à tous les
laboratoires de l'obtenir instantanément afin de battre
de vitesse le coronavirus. Le site Web de l'OMS ne fut pas en
reste et faisait état des recommandations et des dernières
nouvelles concernant l'épidémie.
5.
Une culture de l'imprévisible
Dans la société du risque, la gestion de l'imprévisible
demande de nouvelles rationalités. Composante inacceptable
du risque et de l'incertitude, l'imprévisible est pourtant
une réalité dont on ne peut se défaire. Face
à l'inattendu, Internet offre des solutions inédites
en opposition avec les modèles politiques et sociaux affaiblis
par leurs structures hiérarchiques. Parce qu'il ne possède
pas d'architecture prédéfinie, le fonctionnement
en réseau peut s'adapter à n'importe quelle situation
et ceci dans des délais très brefs. Avec Internet,
nous sommes maintenant en capacité de construire des réseaux
de compétences hétérogènes, de dimensions
variables, sans centre, ni hiérarchie, destinés
à répondre à une problématique imprévisible.
A la fois média chaud et froid, Internet permet des transferts
rapides d'informations polymorphes tout comme la capitalisation
des savoirs dans les différents nuds du réseau,
ce qui sécurise les connaissances. Demain, les hauts débits
tout comme l'Internet mobile favoriseront encore plus le fonctionnement
en réseau devenu nécessaire pour répondre
aux futurs paradigmes de l'imprévisible. Plus qu'une culture
du risque, c'est une culture de l'imprévisible que nous
devrions instituer. Mais les corps constitués ne sont pas
prêts d'admettre l'imprévisible et d'accepter une
révolution dans le fonctionnement de la société,
quels que soient les risques de cette non acceptation.
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6.
Bibliographie
- BECK U., La société du risque, Aubier, Paris,
2001.
- MINTZBERG H., AHLSTRAND B., LAMPEL J., Strategy Safari, The
Free Press, New York, 1998.
- CASTELLS M., La galaxie Internet, Fayard, Paris, 2002.
- BERNOUX P., La sociologie des organisations, Seuil, Paris,
1985.
- ROUX-DUFORT C., Décider et gérer en situation
de crise, Dunod, Paris, 2003.
- BECK U., " Le nouveau paysage du risque ", Management
& Conjoncture Sociale, n°617, Lyon, 2003, p.13-15.
- HEIDERICH D., " Le rôle d'Internet dans le partage
des savoirs en situation de crise ", Actes du colloque
Partage des savoirs, Lyon 2003, à paraître.
- BENHAMOU B., Réflexions sur l'architecture et les enjeux
politiques de l'Internet, Cahiers de l'IREPP, Paris 2002.
- LACHAUD G., " Situation de risque technologique majeur,
élaboration des savoirs et processus communicationnels
", Actes du colloque Partage des savoirs, Lyon 2003, à
paraître.
7.Références
sur le Web
- MATHEU M., La décision publique face aux risques, Rapport
du séminaire "Risques" animé par Michel
Matheu, La Documentation française, Paris, 2002, http://www.plan.gouv.fr/publications/matheu-67.html,
2003
- HEIDERICH D., " L'avenir appartient au management de
l'imprévisible ", CCC, Seilhac 2003, http://www.communication-sensible.com/articles/article0036.php,
2003
- REVILLARD A., " Les interactions sur Internet (note critique)",
Terrain et travaux n°1, Cachan, 2000, http://www.sociens.ens-cachan.fr/activites/terrains&travaux/t&t1/art5.PDF, 2003
- RENAUDIN H., " Communication de crise et modélisation
de diffusion de l'information dans les médias ",
CCC, Seilhac, 2003, http://www.communication-sensible.com/articles/article0037.php,
2003
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