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Marketing strategique, cours marketing et SI Marketing
 
 

Dans ce dossier qu'il a écrit lors de son mastère e-business d'ESC Grenoble en 2002, Franck Adjagba, aujourd'hui responsable du développement commercial et Marketing du Domaine Pagnon, vigneron indépendant des Pyrénées Orientales, nous explique comment décliner une offre commerciale e-business conçue à la base pour les grandes entreprises, et comment l'adapter aux PME

 

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Par Franck Adjagba , Domaine Pagnon

 
e-business et PME
Comment adapter l'e-business aux PME ?

COMMENT ADAPTER L'E-BUSINESS AUX PME ?

Dans ce dossier qu'il a écrit lors de son mastère e-business d'ESC Grenoble en 2002, Franck Adjagba, aujourd'hui Chargé d'Affaires Grands Comptes dans le Groupe Alios Finance, nous explique comment décliner une offre commerciale e-business conçue à la base pour les grandes entreprises, et comment l'adapter aux PME.

 
 
   
 

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INTRODUCTION

Ce dossier est le fruit d’une analyse sur l’e-business, pour contribuer à la réflexion sur les actions à conduire notamment pour décliner l’offre e-business au profit des PME/PMI. Depuis son apparition, le concept « e-business » a déclenché beaucoup de passions, de réflexions, d’actions et d’innovations ; deux temps forts le caractérisent :

  • Une première période euphorique, marquée par l’avènement de la nouvelle économie, avec pour corollaire, l’apparition des start-up qui parfois, ont été valorisées de manière anarchique atteignant ainsi, des capitalisations boursières invraisemblables.
  • La deuxième période, s’illustre par l’éclatement prévisible de la bulle financière artificielle créée par l’euphorie spéculative engendrée par la nouvelle économie virtuelle.

Les grands acteurs de ces deux périodes sont les start-up et les grandes entreprises qui se sont lancées les premières dans des projets e-business. Depuis, l’offre e-business commence par se structurer car, des leçons ont été tirées des expériences passées. Cependant, elle reste en majorité taillée sur mesure pour les grandes entreprises, compte tenu de l’intensité capitalistique, des ressources humaines et techniques qu’elle requiert. Les PME font donc figure d’orphelines de l’e-business, mais jusqu’à quand ?

La mondialisation et la globalisation actuelles font que la compétitivité globale des PME est liée à celle des grandes entreprises ; de même la croissance économique est liée à la compétitivité des Etats. Ainsi, la compétitivité de l’ensemble d’un secteur est le résultat de l’efficacité de l’ensemble des performances de toutes les entreprises qui le composent. Il devient donc urgent de proposer aux PME, une offre commerciale e-business adaptée à leurs besoins. Quelles sont les véritables attentes de ce segment de marché ? Comment peut-on leur décliner l’offre déjà conçue pour les grands comptes ?

I- E-BUSINESS ET PME, DEFINITIONS

Bulle spéculative pour les uns, activité économique nouvelle pour les autres, la nouvelle économie ne peut pas être réduite à un phénomène de mode ou à l’engouement parfois irrationnel des marchés financiers pour les seules entreprises nouvellement créées offrant des services sur internet.

En effet, avec la révolution internet, toutes les entreprises quelque soit leur taille ont commencé ou vont devoir se lancer dans un vaste mouvement de renouvellement; elles vont se muer en de nouvelles entités caractérisées par de nouveaux schémas organisationnels et de nouveaux modes de fonctionnement, soutenus par de nouvelles infrastructures e-business.

1- Qu’est-ce que l’e-business?

La notion d’e-business plane dans l’ère du temps, et devient le levier majeur de transformation des entreprises du 21ème siècle. Notons que ce sont d’abord les start-up qui ont entrainés le marché et les enseignes traditionnelles vers une virtualisation de leurs models économiques. Aujourd’hui, l’e-business bouleverse non seulement les stratégies mais aussi les logiques économiques classiques, les relations avec les partenaires de l’entreprise et son organisation interne. Ainsi, tous les domaines de l’entreprise peuvent être touchés par l’e-business : les ventes, le marketing, la production, la distribution, la logistique, les achats, la recherche et développement, l’administration et les finances.

Dans la réalité, l’e-business est autre chose que ce qu’on en voit «internet »; autre chose qu’un site Web institutionnel, qu’un moyen d’acheter ou de vendre un produit sur internet. C’est l’ensemble des processus exploitant les technologies internet destinés à optimiser les relations entre l’entreprise d’une part et d’autre part son personnel, ses fournisseurs, ses partenaires et les communautés concernées par l’entreprise. Le concept « e-business » est un vocable forgé et protégé par IBM, qui le défini comme « la transformation des processus majeurs de l’entreprise à l’aide des technologies internet. Autrement dit, l’e-business marque l’évolution des pratiques et des modes de gestion traditionnels vers les processus électroniques. Il s’appuie sur les technologies internet pour rationaliser les processus, accroître la productivité et, de manière générale, optimiser l’efficacité de l’entreprise ».

L’e-business [1] se définit également comme un mode d’organisation qui aligne les processus critiques de l’entreprise avec ses partenaires critiques (employés, fournisseurs, distributeurs, clients), à travers l’intranet, l’extranet et l’internet.

1-1- Objectif de l’e-business

L’e-business vise l’amélioration de la rentabilité de l’entreprise. Pour atteindre cet objectif, l’e-business permet d’augmenter le chiffre d’affaires et le « life time value » des clients, en permettant la conquête de nouveaux prospects, en offrant de nouveaux services, mais aussi en diminuant les distances, en augmentant la productivité administrative, la motivation et la performance du personnel, en rapprochant fournisseurs et acheteurs, en permettant le commerce collaboratif.

1-2- Les composantes de l’e-business

Entièrement basée sur le développement des technologies internet et télécom, l’e-business comprend plusieurs composantes qu’il est important de rappeler ici :

  • Le commerce électronique ou e-commerce : c’est la composante la plus connue et la plus apparente de l’e-business. Il permet les échanges interentreprises ou grand public, et se caractérise [2] par la coordination de la gestion des flux d’information et de biens matériels et immatériels ; l’interactivité des échanges ; la transparence des applications puis l’évolutivité des applications qui s’adaptent et se développent constamment.
  • L’infrastructure e-business : elle constitue les fondations de toute « entreprise e-business », quelle que soit sa taille. Les investissements ici sont très lourds et comprennent les matériels, les postes de travail, les réseaux, les logiciels de base, les bases de données. Pour tous les responsables d’entreprise, l’évolution continue des nouvelles technologies pose ici la problématique de la gestion des actifs informationnels. Bien conçue, l’infrastructure e-business assure la fluidité, la fiabilité et la rentabilité des processus internes et externes, offrant ainsi la souplesse nécessaire pour accompagner le développement des activités de l’entreprise.
  • La Gestion de la Relation Client (CRM) et la Gestion de la chaîne logistique (SCM) : ces deux composantes sont très importantes dans le processus d’intégration vers l’e-business. En effet, le CRM met en œuvre des applications qui permettent de mieux connaître et d’anticiper les attentes des clients actuels et futurs, permettant ainsi de fidéliser les clients et de développer les ventes. La Gestion de la chaîne logistique quant à elle, permet de coordonner et d’optimiser les processus et les transactions intra et interentreprises en donnant aux  responsables plusieurs avantages :  vision globale de leurs activités, bonne rationalisation de l’allocation des ressources et amélioration du service clients.
  • L’ERP (Enterprise Resource Planning) est la cinquième composante de l’e-business ; elle est composée de solutions applicatives intégrées ayant pour vocation de couvrir l’ensemble des fonctions de gestion de l’entreprise, en s’appuyant notamment sur les nouvelles technologies e-business, qui facilitent le pilotage des applications et l’accès aux données.
  • Enfin, la dernière nouveauté de l’e-business permet de travailler et d’échanger en toute circonstance et à tout moment sur n’importe quel équipement ou réseau ; il s’agit de l’e-business mobile. Les solutions mobiles e-business permettent aux employés, clients, fournisseurs et partenaires d’accéder en temps réel aux services et informations  dont ils ont besoin à tout moment, avec n’importe quel terminal.

L’investissement en e-business représente donc une part significative des  investissements réalisés aujourd’hui dans les entreprises. En outre, si plusieurs offres couvrant l’ensemble de ces composantes existent déjà pour les grandes entreprises, notons que la tentative de déclinaison de  l’offre pour les PME/PMI reste aujourd’hui encore mal maîtrisée et trop difficile à implémenter, compte tenu des caractéristiques structurelles, organisationnelles et culturelles des PME. Il est donc assez logique que ces opérations soient lourdes et difficiles à réorienter ou à mettre en œuvre au niveau des PME.

2- Définition et caractéristiques d’une PME

2-1- Définition

La notion de PME (Petites et Moyennes Entreprises) revêt plusieurs définitions et, pour éviter toute confusion, nous retiendrons ici une définition commune,  cohérente et assez large des PME européennes qui se fonde sur la combinaison des critères suivants : nombres de salariés, chiffres d’affaires, total du bilan et indépendance. Selon cette définition [3] , pour être considérée comme une PME, une entreprise doit avoir moins de 250 salariés et être indépendante. Ceci signifie qu’elle ne peut-être détenue à 25% ou plus par une grande entreprise ou conjointement par plusieurs grandes entreprises. Plus précisément, une entreprise est considérée comme « Moyenne » si elle a plus de 49 et moins de 250 salariés et un chiffres d’affaires annuel ne dépassant pas 40 millions d’euros ou un total du bilan annuel ne dépassant pas 27 millions d’euros. Pour être considérée comme « Petite », une entreprise doit avoir moins de 50 salariés et un chiffres d’affaires ne dépassant pas 5 millions d’euros.

2-2- Caractéristiques des PME à l’ère de l’e-business

Pour la majorité des PME, l’e-business se résume à un concept plutôt réducteur de commercialisation d’un produit par internet. Toutefois, certaines commencent par prendre conscience des opportunités que peut représenter la synergie avec leurs fournisseurs, distributeurs et partenaires, dans le cadre de l’e-business. Parmi les PME/PMI, il faudra aussi distinguer celles qui sont nées avec l’avènement des nouvelles technologies et déjà construites sur le modèle e-business, des PME traditionnelles. Ainsi, suivant leur catégorie, toutes les PME ne sont pas au même stade de développement par rapport à l’e-business ; le niveau de prise de conscience des  enjeux de l’e-business varie donc d’une catégorie à l’autre ; il en est de même pour leurs  besoins en organisation et infrastructures e-business.

Dans les PME  traditionnelles par exemples, les chefs sont encore assez réticents à faire évoluer leurs sociétés parce que les technologies de l’information mettent souvent en cause leur organisation et leur gestion de l’information. De ce fait, leurs démarches sont lentes et les freins culturels profonds; les usages sont encore à leurs balbutiements. Néanmoins, si les PME traditionnelles veulent aller au-delà des domaines existants, l’e-business pourrait constituer aujourd’hui la seule façon de le faire. Par ailleurs, nombreuses sont les PME qui possèdent de réelles capacités d’adaptation à savoir : taille raisonnable propice à faire passer un changement ; pragmatisme à toute épreuve ; ce qui leurs évitent de sombrer dans les vestiges conceptuels des grandes entreprises.

Aussi, de plus en plus de responsables de PME comprennent aujourd’hui les opportunités que peuvent leur apporter les nouvelles technologies. Cependant, investir dans une solution e-business n’est pas toujours facile, et paradoxalement, alors que les PME en ont vraiment besoin, l'offre n'y est pas très développée. Les besoins en matière d’infrastructures et services e-business des PME sont donc imparfaitement satisfaits et ce malgré la multitude et la diversité des offreurs : SSII, cabinets de conseil, éditeurs, intégrateurs.

Les acteurs de l’offre e-business ont pensé à un moment donné, qu’il suffisait d’appliquer, en les allégeant, les approches des grands comptes aux PME/PMI; cette option n’a pas été très concluante. En effet, le marché des PME est spécifique à plus d’un titre :

  • Moyens financiers relativement réduits ou difficilement mobilisables
  • Maturité technologique très hétérogène
  • Compétences informatiques et organisationnelles souvent inexistantes

Cependant, le marché e-business des PME représente un enjeu économique indéniable. Pour que l’opportunité technologique n’échappe pas aux plus dynamiques des acteurs économiques français (PME/PMI), il est nécessaire de leur décliner ou au moins trouver le moyen de leur adapter l’offre e-business conçu au départ pour les grandes entreprises.

3- E-business et PME : une rencontre inévitable

3-1- Les enjeux du e-business pour les PME

Les PME perçoivent que l’e-business ouvre des horizons, certes aléatoires parfois, mais prometteurs tels que l’export, le fonctionnement en réseaux et la compétitivité internationale pour ne citer que ces exemples. Ainsi grâce à l’e-business, plusieurs possibilités s’offrent à elles : trouver de nouveaux clients, accéder à de nouveaux marchés, publier et répondre à des appels d’offres, trouver de nouveaux partenaires techniques ou commerciaux, trouver de nouveaux cadres et de nouveaux fournisseurs. L’e-business leur offre aussi la possibilité de travailler avec des communautés structurées, ce qui leur permet parfois d’être plus compétitives que des grands groupes face à des clients qui ont préalablement défini leurs besoins et qui sont à même de choisir le fournisseur le plus performant, sans avoir à se reposer sur la seule réputation d’une « marque ».

Avec l’e-business, les PME peuvent également expédier les bons de commandes, les factures et règlements, interconnecter les systèmes informatiques des partenaires commerciaux et faciliter ainsi les échanges interentreprises. Notons qu’en économies, les distances se mesurent en secondes et en euros, plus qu’en kilomètre. Pour les PME traditionnelles, l’e-business doit être considéré non comme quelque chose de complètement nouveau, mais comme une réorganisation de leurs métiers.

Par ailleurs, si l’e-business est porteur d’énormes changements, il n’est pas certain que les décideurs des PME auront correctement évalué les changements qui se préparent, c’est pourquoi nous insisterons de nouveau sur quelques-uns de ces changements,  particulièrement les plus importants à savoir:

  • La possibilité d’accéder aux clients quelles que soient leurs localisations, ce qui signifie un élargissement de la zone d’action commerciale actuelle. Ainsi, de petites entreprises locales vont pouvoir se développer en Europe, tout en travaillant directement avec le reste du monde. Elles vont échapper à l’isolement qui freine actuellement leur développement.
  • D’une manière générale, l’e-business permet d’accéder aux marchés les plus actifs, et d’avoir une présence plus forte sur les marchés, sans être handicapé par la distance et par les coûts d’implantation.
  • Des baisses massives de coûts : grâce à un meilleur ajustement de l’offre à la demande, il est possible de diminuer les coûts de pub, de gestion, de transport et finalement de la production. Le fait que la PME connaisse chacun de ses clients et puisse les consulter pour connaître leurs besoins et suivre de manière précise leurs achats, permet d’adapter à tout moment ses capacités de production.
  • Accéder aux meilleures compétences : l’intégration des nouvelles technologies et de l’e-business va permettre de faire participer aux opérations les personnes les plus compétentes sur un sujet sans tenir compte de l’endroit où elles se trouvent.

Ainsi, face à un nouveau problème particulièrement complexe, il est possible d’accéder au spécialiste où qu’il se trouve dans le monde. Ceci permet d’une part d’offrir aux clients les meilleurs niveaux de l’état de l’art, tout en réduisant les investissements en recherche et développement ; d’autre part, elles permettent d’être en veille de façon à mieux détecter les progrès techniques émergents et les opportunités d’innovation. Tout ceci permet aux PME de réduire le handicap de taille dont elles souffrent.

3-2- Caractéristiques du marché et de la demande des PME

Parlant du e-business et d’internet, nombres de patrons de PME s’exprimant, ont tenu les propos suivants :

  • Il nous est impossible de travailler avec des pays anglo-saxons sans être sur internet »
  • On ne peut pas ignorer internet sans risque de se marginaliser »
  • Le problème n’est pas de savoir combien ça coûte d’y aller, mais combien cela coûterait de ne pas y être ».

Ces propos montrent l’élan des patrons de PME dans la marche vers l’e-business. Mais cet optimisme ne suffit pas car, pour mener à bien une stratégie e-business, il est nécessaire de disposer à la fois d’une vision, de compétences technologiques, de l’argent nécessaire pour financer les investissements requis et des produits et services adaptés. D’après une étude [4] réalisée par Novamétrie en 2002, de manière générale, les PME ne perçoivent pas vraiment les effets de l’e-business sur la structure de leur secteur ni sur l’organisation de leurs activités. L’impact du e-business demeure donc faible pour elles. C’est peut être l’une des raisons qui expliquent le fait que l’offre e-business conçue au départ pour les grandes entreprises ne leur soit pas encore déclinée.

En effet, si l’évolution du système d’information est au cœur des préoccupations actuelles des PME (67%), l’approche e-business n’est encore qu’un enjeu du futur pour 60% d’entre elles. Dans le même temps, 17% des PME remettent toujours en cause la crédibilité du e-business. En outre, contrairement à ce que l’on observe de nos jours dans les grandes entreprises, les PME n’ont pas souvent la possibilité d’avoir un département qui s’occupe du e-business en interne. En effet traditionnellement, les PME n’ont pas le réflexe de recourir à du conseil externe et elles se sentent assez mal à l’aise face à un domaine technologique qu’elles ne maîtrisent pas.

Parfois, elles peuvent même éprouver des réticences quant au fait de confier leurs stratégies ou leurs projets informatiques, à des consultants qu’elles ne connaissent pas et qui sont souvent rattachés à des éditeurs. Globalement pour certaines PME (les petites), le manque de maturité du marché (aussi bien pour leurs clients que pour elles-même) est le principal frein au changement vers un environnement e-business. Pour les autres, les contraintes techniques et financières sont des freins non négligeables ; les nouvelles compétences restent le frein le plus important.

Les autres freins à l’implémentation de l’e-business dans les PME sont :

  • Le budget
  • Le manque de vision globale des webservices
  • Le manque d’expériences palpables de ROI
  • La peur par rapport aux questions de sécurité
  • La déclinaison de l’offre e-business

Les besoins des PME en matière d’e-business sont multiples et varient en fonction du degré de sophistication du système d’information nécessaire pour répondre à leurs besoins, en terme de fonctionnalités spécifiques au secteur d’activité ou à l’entreprise même. Ainsi, deux segments [5] se distinguent à savoir :

  • Les PME sophistiquées, ayant un fort besoin de personnalisation ou de fonctions propres à leur secteur d’activité.
  • Les PME avancées dont la problématique est couverte par des systèmes d’information moins personnalisés et des fonctionnalités moins spécifiques.

Leurs principaux besoins se présentent comme suit :

  • Recherche de produits et services simples à développer, à intégrer et à mettre en œuvre ; qui prennent en compte les spécificités fonctionnelles des PME 
  • La compréhension du buzz word « e-business » et de ses enjeux : analyse stratégique, choix de solutions e-business et gestion de ce type de projet
  • Demande croissante en solutions « serveur intégré », fiables et économiques
  • La recherche de compétences/ qualification en e-business
  • Recherche de solutions de financement des investissements en e-business
  • Retour sur investissements en matériel et logiciels e-business

Le marché e-business des PME est en développement et présente des signes caractéristiques d’un marché à fort potentiel. Ainsi, les PME sont aujourd’hui un segment stratégique pour l’offre de produits et services e-business ; peut être un second souffle pour le marché e-business, destiné au départ pour les grands comptes.

 
 

II- COMMENT ADAPTER L’OFFRE COMMERCIALE E-BUSINESS AUX PME ?

En adaptant l’offre e-business destinée aux grandes entreprises pour les PME, les fournisseurs de produits et services vont accroître simultanément la capacité concurrentielle de leur entreprises, la taille de leur marché et la valeur ajoutée qu’elles créent.

1- Etat des lieux de l’offre de service destinée aux PME

Dans son stade de développement actuel, le conseil TIC en PME est souvent le fait de consultants indépendants, eux-même PME. Ces cabinets alors qu’ils ont un souci de retour sur investissement accru, n’ont paradoxalement pas le volume d’affaires et les capacités nécessaires à l’élaboration d’outils, de bases de cas ou de modèles méthodologiques qui leur permettraient d’être plus efficaces et de gagner des jours de conseil, tout en améliorant la qualité de leurs services. Or, les PME réclameront souvent un conseil multidisciplinaire au même consultant, ne pouvant s’offrir plusieurs experts, par exemples sur l’acquisition d’un progiciel métier, pour un choix d’infrastructure ou d’architecture ou pour la mise en place d’un système décisionnel.

Pour les acteurs de l’offre e-business destinée aux grands comptes également, le marché des PME est plus difficilement rentable en terme de retour sur investissement commercial. En effet, des missions de quelques jours représentent un profit faible pour eux, sachant qu’ils ont déjà dû investir dans plusieurs journées de démarche commerciale, ce qui est moins le cas pour des missions de grande envergure pour lesquelles leurs offres ont été conçues au départ. Il est donc important pour ces fournisseurs et prestataires de services, d’analyser les leviers et les enjeux réels des systèmes d’information des PME, afin de pouvoir leur décliner plus facilement l’offre e-business déjà existante.

2-Caractéristiques de l’offre e-business dédiée aux grandes entreprises

Construite au départ pour les grands comptes de l’économie traditionnelle, car elles ont été les premières à utiliser les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour s’adapter à la concurrence des nouveaux entrants, l’offre commerciale e-business se caractérise par :

  • Une forte intensité capitalistique
  • Des produits et services complexes et spécifiques, exigeant des compétences multidisciplinaires : stratégie et organisation, gestion de projet, expertises fonctionnelles et techniques.
  • Missions de grande envergure

Par ailleurs, le marché de l’offre e-business des grandes entreprises est un marché à structure concurrentielle, mais assez proche du type oligopolistique concernant l’offre de grosses infrastructures (matériels et logiciels). Cette concurrence s’illustre à travers: la concurrence intra sectorielle entre les différents acteurs de l’offre (éditeurs, cabinets de conseils, intégrateurs) et la menace d’apparition de produits de substitution créés par de nouveaux entrants spécialisés sur le marché des PME. Dans le souci d’équilibrer leur portefeuille de produits/services et de gérer le cycle de vie de leurs offres, les fournisseurs des grandes entreprises réfléchissent aux stratégies à adopter pour investir le marché des PME.

3- Quelles formules proposer aux PME : les différentes options stratégiques

L’intégration des technologies de l’information dans les grandes entreprises désormais bien entamée, c’est aujourd’hui le tour des PME de se lancer dans l’aventure. Mais avec quels produits, quel niveau de services et quelles modes de gestion de projets ? Quelles modifications les acteurs doivent-ils apporter aux offres existantes en vue d’une nouvelle utilisation, ou encore pour répondre à la forte demande émanant des PME/PMI qui, si elle restait insatisfaite, se porterait sur les produits concurrents ou sur un autre type de produits ?

Le marché e-business des PME ne constitue pas un segment uniforme.

En effet, les besoins de ces sociétés varient par secteurs d’activités, par nombres d’employés et se définissent également en terme de besoins en système d’information, c’est à dire de la plus ou moins grande sophistication qu’elles attendent de telles solutions. Si les attentes des PME en matière de services et infrastructures e-business commencent par être bien connues aujourd’hui, l’offre commerciale quant à elle, connaît encore une pénétration plutôt timide du fait de son inadaptation à ce type de marché. Fort heureusement, les acteurs de l’offre et les opérateurs télécoms, redescendus de leur bulle, s’adressent de plus en plus aux PME avec des solutions dédiées, économiquement supportables et techniquement adaptées à leurs besoins.

Quelles stratégies adoptent-ils ou peuvent-ils adopter pour décliner leurs offres pour les PME ?

3-1- Le modèle communautaire ou « portail »

Habitués à leur position de leadership et à leur cibles composées de « grands comptes », le marché des PME reste encore moins bien connu par la majorité des grands fournisseurs et prestataires de produits et services e-business. Pour pallier cet handicape, la mise en place d’une stratégie basée sur la création de communautés virtuelles, peut représenter un moyen de mieux appréhender les spécificités des PME. En effet, les communautés virtuelles joueraient le rôle d’agents au service de leurs membres (PME) et les aideraient à obtenir plus d’informations sur l’e-business, tout en leur apportant un large éventail de services. Ici, chaque prestataire ou fournisseur devra créer une communauté centrée sur son produit ou service, centre d’intérêt qui fédérera les PME.

Le fournisseur pourra ainsi profiter de l’accumulation d’informations, du recueil des besoins et spécificités exprimés par les PME (par secteur d’activité, métier,…) et donner des avis d’expert, réaliser des études de marché, bref, identifier et comprendre les vrais problématiques des PME. Ce modèle communautaire deviendra très rapidement un vecteur dynamique de confiance, de fidélisation et de rentabilité du marché des PME. Le modèle communautaire est d’ailleurs en vogue chez tous les grands acteurs de l’offre e-business tels que SAP, IBM ou Microsoft à travers le design, l’architecture et les nouvelles fonctionnalités de leur portail d’entreprise. Ces portails ressemblent de plus en plus à des espaces de travail collaboratif entre clients et fournisseurs, où les clients peuvent poser toutes leurs questions et les fournisseurs apporter des réponses, identifier les problématiques et adapter leurs offres. En effet, non seulement cette stratégie permet aux prestataires et fournisseurs de réduire leurs coûts commerciaux, de plus en plus de PME, confiantes dans leurs prestataires hésiteront moins à considérer l’option de l’externalisation de tout ou d’une partie de leurs processus technologiques.

Compte tenu de la complexité des projets e-business, l’externalisation est primordiale dans un premier temps, pour les PME dont les compétences premières seraient menacées de dégradation, par de trop gros chantiers technologiques en interne.

3-2- Le modèle ASP

La mise en œuvre d’une stratégie de déclinaison de l’offre basée sur le modèle ASP [6] , permet à tous les types d’entreprises, de profiter de produits et services e-business avancés pour diriger leurs activités. En effet, l’ASP  est une forme d’externalisation qui a fait son apparition avec le développement des nouvelles technologies. Ce mode locatif dans la fourniture d’applications informatiques à distance n’a que quatre ans, et n’a débarqué en France qu’à partir des années 2000 avec un succès mitigé à ses débuts. L’offre  ASP apporte une vraie solution aux PME, car elles ne disposent pas toujours de structures informatiques et de moyens humains capables de conduire leurs projets e-business. Très tôt ici également, l’offre ASP s’était concentrée sur la demande des grandes entreprises, compte tenu du caractère très éclaté et difficile du marché des PME.

Aujourd’hui, cette offre a évolué et comprend deux principales composantes :

  • Une composante verticale orientée « métier », dédiée aux PME
  • Une composante horizontale (messagerie, bureautique, partage de données,…), qui à l’avenir, devrait séduire de plus en plus de sociétés y compris les grands groupes.

En outre, si les grandes entreprises peuvent douter des économies réalisées en utilisant un service ASP, il n’y a pas de doute que ce modèle permettra aux PME de bénéficier de l’offre e-business conçue au départ pour les grands comptes, grâce à la mise en œuvre et à l’exploitation de tout ou partie de leurs infrastructures e-business par des partenaires extérieurs.

Notons que les principales raisons des difficultés de pénétration de l’offre ASP auprès des PME sont dues :

  • Aux freins culturels et psychologiques à l’égard de solutions hébergées auprès de tiers : la crainte par rapport à la fiabilité et la réactivité de l’hébergeur en cas de problèmes techniques.
  • A la faible variété des applications proposées selon ce mode
  • Au manque d’information des PME sur les fonctionnalités et avantages de l’ASP
  • Quelques appréhensions existent également, par rapport à la difficulté de personnalisation et d’intégration des logiciels maison avec une application hébergée à l’extérieure.

L’offre ASP offre beaucoup plus de souplesse et une adaptation réelle aux besoins des PME car, elle leur permet d’acheter une utilisation et non plus un logiciel, avec toute sa connotation technique. En vendant au client une utilisation et non plus un logiciel, les fournisseurs sont bien perçus par les PME en terme de créateurs de services et de valeur ajoutée, et peuvent facilement les convaincrent et les fidéliser. En effet, dans l’ASP la notion de service apparaît clairement. Ainsi, la maintenance, la mise à jour et la garantie des résultats prévus par le contrat sont du ressort du fournisseur d’application, et une panne du réseau informatique du fournisseur ne doit pas transparaître sur le terminal du client.

Par ailleurs, le modèle ASP permet également aux fournisseurs de « mutualiser » leurs ressources, de prolonger le cycle de vie de solutions crées au départ pour les grandes entreprises et de répercuter les gains ainsi réalisés sur les prix de vente aux PME. L’ASP donne aussi la possibilité aux fournisseurs de pratiquer une tarification au forfait ou au coût réel, en fonction de l’option choisie par la PME. En outre, pour lever les craintes d’ordre psychologiques qu’inspire l’ASP aux PME, l’offre commerciale pourrait être proposée sous la forme de location longue durée. Ainsi, les PME commenceront en ASP le temps de se familiariser avec l’outil, et d’acquérir les compétences ; l’achat de licence interviendra par la suite.

En dégageant les PME de toutes les préoccupations d’ordre logistique et technologique, elles intégreront plus facilement l’offre e-business conçue au départ pour les grands comptes, et pourront se concentrer sur leur core business, divisant ainsi leurs coûts de maintenance par deux, en supprimant ceux induits par le - personnel, les administrateurs de bases de données, les intégrateurs et les consultants. Redescendus de leur bulle, les fournisseurs de services et solutions e-business conçus au départ pour les grands comptes, s’adressent de plus en plus aux PME/PMI avec des solutions dédiées, économiquement supportables et techniquement adaptées.

L’ASP représente l’une des meilleures stratégies à mettre en œuvre, pour pénétrer sur le marché des PME/PMI. Chez Oracle par exemple, seulement 200 de ses 12000 clients utilisent ses applications d’e-business en ASP. Cependant, Oracle espère pouvoir séduire 3000 clients en 2006 pour un chiffre d’affaires  d’un milliard de dollars et s’intéresse de plus en plus aux PME.

3-3- Alliances et partenariats stratégiques

Les alliances et partenariats stratégiques constituent aussi une option majeure pour décliner l’offre commerciale e-business conçue au départ pour les grands comptes, aux PME. En effet, les alliances et partenariats représentent une part très importante de la valeur des entreprises et de leur capacité à s’adapter et à saisir les opportunités du marché. Cependant, leur succès dépend de la qualité de leur gestion dans la mesure où près d’une sur deux se soldent par un échec. Lors d’une récente enquête d’Accenture auprès des cadres et chefs d’entreprises, 25% des personnes interrogées ont indiqué que les Alliances représentent au minimum 15% de la valeur actuelle de leur société, et un tiers estime que ce chiffre sera porté à 25% en 2005.

Ainsi, alors que la fusion est une fin en soi, l’alliance est un moyen d’atteindre rapidement un objectif, c’est un processus qui doit être géré quasiment comme une entreprise et évalué régulièrement. De ce fait, les alliances offrent plusieurs possibilités aux acteurs de l’offres e-business conçue au départ pour les grands comptes, pour les aider décliner celui-ci auprès des PME/PMI.

Les partenariats stratégiques avec des réseaux de distributeurs à valeur ajoutée, qui maîtrisent les spécificités fonctionnelles des PME permet de créer une vraie synergie capable de porter l’offre e-business vers les PME.

III- MESURES D’ACCOMPAGNEMENT INDISPENSABLE AUX SUCCES DES DIFFERENTES STRATEGIES 

1- L’e-learning

La notion de conduite de changement est nécessaire pour faire comprendre aux PME les nouvelles façons de travailler, et les avantages qu’elles peuvent tirer des produits et services e-business. Sans ce préalable, décliner l’offre commerciale e-business pour les PME reviendrait pour les offreurs à prendre un risque économique énorme. Autrefois, le fait d’accompagner une offre commerciale d’une solution de financement suffisait à la rendre attractive et accessible. Aujourd’hui, il faut ajouter au financement l’information et la formation. En effet, l’économie moderne est témoin d’un mouvement aussi indéniable qu’irréversible : le transfert de pouvoir du prestataire de service au consommateur et de l’entreprise au client.

L’e-learning peut constituer un excellent moyen pour les fournisseurs d’infrastructures et prestataires de services e-business pour accompagner la déclinaison des offres conçues au départ pour les grands comptes, aux PME. L’introduction de l’e-business dans une PME est souvent à l’origine de changement de méthode de travail, de mode d’organisation et de nouvelles valeurs, créant ainsi d’énormes besoins en formation, pour des collaborateurs, parfois géographiquement dispersés. Voilà autant de conditions stratégiques, opérationnelles et humaines idéales pour le déploiement de projets e-learning par les offreurs, afin d’accompagner la déclinaison de l’offre e-business aux PME.

Cette solution présente deux gros avantages :

  • Sensibilisation des patrons de PME aux problématiques d’e-business ; formation et assistance technique sur leurs offres.
  • Formation et information du réseau de distributeurs des offres destinées aux PME

Pour les PME, elle permet de :

  • Ménager les coûts : réduction des coûts de formation, de la durée d’absence des collaborateurs dans l’entreprise et du temps nécessaire au développement des compétences et des performances
  • Possibilité de personnaliser le processus d’apprentissage en fonction des besoins de chaque PME
  • Degré d’interactivité accrue et un « apprentissage par la pratique »
  • Elimination des contraintes  de temps et d’espace
  • Une motivation renforcée grâce à l’engouement des nouvelles technologies
  • Réduction du temps nécessaire à l’acquisition d’une expertise professionnelle

Tout changement stratégique de grande envergure requiert une évolution comparable de la performance humaine. Dans le même temps, les PME s’aperçoivent que leur pérennité est désormais étroitement liée aux performances de leurs collaborateurs et à leurs aptitudes à comprendre rapidement les nouvelles méthodes de travail engendrées par l’e-business.

Une démarche e-learning correctement mise en œuvre offre donc un intérêt immédiat et évident, aussi bien pour les PME que pour les fournisseurs et prestataires de produits et services e-business.

2- Défis à relever par les fournisseurs de produits et services e-business, dans les prochaines années

Les acteurs de l’offre e-business évoluent aujourd’hui dans un environnement concurrentiel très particulier, liés à la dynamique de l’ère des technologies de l’information et de la communication. En effet sur ce marché, n’importe quelle entreprise peut devenir du jour au lendemain, un acteur important du jeu de la concurrence.

Ainsi, pour rester compétitifs, les principaux acteurs des offres commerciales e-business conçues au départ pour les grandes entreprises doivent d’une part, anticiper sur les besoins futurs des différents segments du marché et mettre en œuvre des stratégies concurrentielles dynamiques. D’autre part, ils doivent se fixer des défis à relever, en fonction de leur vision de ce que sera le marché e-business dans les prochaines années.

Nous nous appesantirons ici  sur les trois défis que nous jugeons très importants à relever :

  • Défi lié au client : il s’agit ici pour les acteurs de l’offre, de développer une compréhension détaillée des besoins des PME. Il faudra pour cela que les offreurs trouvent le juste équilibre entre être orienté par le marché et, pousser le marché pour apporter une valeur supérieure.
  • Défi lié à l’organisation : les fournisseurs de produits et services e-business ont conçu des offres commerciales correspondants au départ aux besoins des grandes entreprises. Si l’écart existant entre leurs principales offres et les besoins des PME ne peut être comblé, ils ne doivent pas hésiter à reconçevoir celles-ci. En même temps, ils doivent veiller à améliorer le temps de réponse et  la flexibilité en fonction bien évidemment de la compréhension des besoins des PME.
  • Défi lié à l’innovation : aujourd’hui, les avantages concurrentiels s’érodent rapidement ; les acteurs de l’offre commerciale e-business doivent donc constamment créer de nouveaux avantages. D’où la nécessité pour eux,  de toujours innover afin de trouver le prochain avantage concurrentiel avant que la concurrence n’ait rattrapé l’avantage actuel.

En outre dans le processus d’innovation, il est important de limiter les risques de cannibalisation entre anciens et nouveaux produits ou services, et de veiller à la cohérence ou complémentarité de l’offre commerciale. Par ailleurs, concernant les savoirs disponibles pour répondre aux besoins des PME,  la question n’est pas de savoir s’ils existent dans la firme, mais si on peut en disposer maintenant à des coûts acceptables ; en effet, c’est le moment de la disponibilité qui importe. Ceci implique que les acteurs de l’offre doivent mettre en œuvre des stratégies concurrentielles dynamiques. Parmi les différentes stratégies existantes, le partenariat est ici un mode préférentiel, voir une exigence car, le choix des partenaires et la possibilité de développement de partenariats temporaires est essentiel à la réussite.

 
 

CONCLUSION

L’e-business est en train de transformer profondément l’organisation et la gestion des entreprises, indépendamment de leur taille. Néanmoins, l’offre commerciale en la matière a été pendant longtemps focalisée sur les besoins des grandes entreprises. Aujourd’hui, les besoins en e-business des PME se précisent et leur marché est en plein développement. Des offres plus ou moins adaptées à leurs besoins apparaissent alors sur le marché. En effet, comme les grands comptes, les PME ont aussi besoin de produits et services e-business holistiques, et peuvent de ce fait devenir un second souffle pour l’offre commerciale conçue au départ pour les grandes entreprises. Cependant les cabinets de conseil, les éditeurs et intégrateurs doivent tenir compte des spécificités des PME, pour réussir le pari qui consiste à décliner leurs offres déjà existantes, en vue de gagner des parts de ce nouveau marché. L’ASP, le capital-risque d’entreprise, les alliances et partenariats stratégiques sont des options intéressantes à explorer par les acteurs de l’offre, pour satisfaire les PME. L’e-learning sera un vecteur de succès très important avant, pendant et après la mise en œuvre de ces options stratégiques.

BIBLIOGRAPHIE

  • Le modèle Client -Savoirs : les deux moteurs de l’entreprise JL DESCHARREAUX P. SUZET-CHARBONNEL
  • Le commerce électronique, création de valeur pour l’entreprise Christine BITOUZET, Hermès Sciences Publication 1999
  • Réussir avec e-business Publi-dossier, Xavier DALLOZ & Claude SALZMAN 
  • Internet et Entreprise, mirages et opportunités ? Rapport de la mission conduite par Jean Michel YOLIN – Mise à jour 2002

SITES INTERNET

 


[1] « Le modèle client-savoir : les deux moteurs de l’entreprise » J.L Descharreaux – P. Suzet-Charbonnel

[2] Caractéristiques du commerce électronique- « Le commerce électronique, création de valeur pour l’entreprise », Christine Bitouzet

[3] Définition proposée par la Commission Européenne- Politique générale des entreprises- DGXXIII/A1

[4] Etude « Au cœur des systèmes d’information des PME » réalisée en 2002 par Novamétrie

[5] Segmentation du marché des PME par SAP

[6] ASP : Application Service Provider

 

 

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