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| Figure 5:
Notre monde éphémère vu par Jean François David |
Quoi de surprenant en définitive, du fait
de cette relation réflexive entre technologie et
fonctionnement humain, que les outils collaboratifs
(d’abord de loisir puis professionnels) se
multiplient et se développent. Signe des temps,
le développement de l’adoption de ces outils
s’effectue toujours dans le sens public vers
professionnel, et
rarement, sinon jamais dans l’autre sens.
II
e- des outils favorisant le travail en réseau
Si – comme nous l’avons
montré précédemment – l’hypertexte et l’Internet
se sont développés et ont permis l’amplification
du réseau, ils ne sont qu’un point de départ.
Le mail, bien sûr a permis le premier d’abolir
les barrières. En interne, tout d’abord, car
il n’est plus besoin de passer par la hiérarchie
pour communiquer par écrit entre deux niveaux
terrain de l’organisation. Ceci est déjà un
grand changement car il a permis d’abolir
les barrières artificielles de la communication,
mais il a aussi obligé les middle-managers
à gérer différemment leur pouvoir, qui devait
passer d’un exercice autoritaire à un exercice
de contrôle et surtout d’incitation. La deuxième
barrière abolie par l’e-mail est la séparation
entre interne et externe –c’est là une véritable
‘vitesse de libération’ qui
permet l’ouverture de l’entreprise vers ses
clients, fournisseurs et partenaires, mais
qui permet surtout à quiconque dans l’entreprise
d’être en contact avec ce même environnement
extérieur. Encore une fois, c’est une parcelle
du pouvoir hiérarchique qui vole en éclats.
Cette évolution fondamentale qui eut lieu
dans le début des années 90, fut même à l’origine
de la création de la société Cisco Systems, un
empire du réseau aujourd’hui, formé à la base
car ses fondateurs travaillaient sur deux
systèmes informatiques différents et incompatibles,
et qu’ils voulaient pouvoir s’échanger des
mails afin de savoir qui pourrait nourrir
le chien le soir en rentrant à la maison (sic !).
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