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Pour servir ainsi, la DSI doit avoir une
culture de missionnaire bâtisseur :
missionnaire, car au service de l'autre ;
bâtisseur, pour sans cesse maintenir,
améliorer et construire de nouveaux
services. Réussir cette mission
dépend de l'état d'esprit et
de la personnalité de son patron, car
c'est à lui d'impulser cette culture
au sein de ses équipes. Il doit savoir
écouter, déléguer, comprendre
et respecter l'autre. Il doit avoir le sens
de l'urgence et savoir gérer les priorités.
Ensuite, par osmose, cet état d'esprit
se répandra au sein de même de
la DSI et chacun deviendra à son tour
ce missionnaire bâtisseur qui transmettra
ces valeurs aux utilisateurs. C'est la pédagogie
par l'exemple. Pour bâtir la cohérence
de son équipe et se faire accepter
d'elle, le DSI doit connaître le milieu
afin de choisir ses collaborateurs selon leur
compétence et leur sens du Client.
L'expérience montre que lorsque le
DSI est compétent, à l'écoute
de l'autre, généreux, et toujours
prêt pour servir, il a une direction
générale satisfaite, des opérationnels
demandeurs d'innovation et des utilisateurs
impliqués. A l'inverse, lorsque le
DSI est un mégalo, un politique qui
fuit l'engagement en ne respectant pas l'autre,
alors l'informatique n'a pas une bonne image
dans l'entreprise car ses collaborateurs deviennent
agressifs, refermés et ne s'engagent
plus dans l'action sachant qu'ils ne sont
pas soutenus.
Si la culture Client est inspirée
par la personnalité du DSI, elle se
répandra plus facilement dans une entreprise
où cette culture est vécue par
la Direction Générale. Dans
le B to B, la notion de service est partagée
au plus haut niveau. Inversement, dans une
entreprise à forte notoriété,
l'arrogance est souvent présente au
niveau du management et déteint sur
les collaborateurs. Plus personne n'est alors
au service de l'autre et des tensions existent
entre des chapelles égoïstes qui
ont perdu la notion du Client.
Pour créer en interne cette culture
Client, le DSI doit savoir la percevoir chez
ses fournisseurs chez qui elle doit être
son premier critère de choix. Lorsque
cette culture Client est inexistante et si
l'arrogance est à la base de la relation,
alors il sera difficile au DSI de compenser
en interne les services indisponibles chez
son fournisseur.
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Comment mesurer la culture Client de son
fournisseur ? Ce n'est pas une question de
contrat ou de SLA. C'est une question de confiance,
une relation de partenariat entre hommes.
Discuter avec vos commerciaux, demandez leur
pendant combien de temps ils restent au service
d'un même Client. Les entreprises qui
n'ont pas de culture Client demandent à
leurs commerciaux des performances difficiles
à atteindre. Elles changent leur affectation
Client chaque année. De ce fait, la
compréhension des besoins de l'entreprise
et la continuité de l'engagement sont
alors rompues. J'ai personnellement connu
un grand partenaire - dont la notoriété
est connue de toutes nos directions générales
- dire à ses commerciaux qui doutaient
de la faisabilité d'une solution "
prenez vos commissions et ne vous posez pas
de questions, nous avons un bon contrat et
nous verrons plus tard comment la faire marcher.
Ce ne sera pas votre problème ! ".
Demandez aussi comment ce fournisseur traite
ses collaborateurs lorsqu'il souhaite s'en
séparer. Le respect de l'autre en interne
est très souvent lié au respect
de l'autre en externe. Lorsqu'une entreprise
ne sait pas traiter ses collaborateurs, n'attendez
pas d'elle qu'elle puisse vous offrir une
culture Client. L'un ne va pas sans l'autre.
Et il en va de même au sein de la DSI,
lorsque les collaborateurs ne sont pas respectés,
la culture Client ne peut exister !
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