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Figure 3 : Les 3 sphères du
marché semblent traitées de façon isolée, sans lien apparent,
comme si le voyageur d'affaires n'avait pas droit aux vacances.
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gérer ou servir : l’aide
à la relation clients
La gestion de la relation clients est une affaire de service
de ses clients plus que de gestion. Trop souvent, on a cru pouvoir
substituer l’outil à la réflexion et au métier [13] . Cette erreur
–commise dans tous les domaines, et pas seulement dans celui de
la relation clients, est répétée ad nauseam dès qu’une nouvelle
mode technologique voit le jour. Il est donc moins question de
‘gérer’ la relation clients en croyant que la valeur ajoutée sera
générée par l’outil, que de servir ses clients, en utilisant
la base de données comme un outil. Dans une large mesure, le CRM
(qu’on devrait ainsi renommer aide à la relation ou au service
clients) n’échappe pas plus aux règles de base du système d’information
que n’importe quel autre système d’information.
En fin de compte, il n’y a pas d’un côté le management qui se
préoccupe des affaires courantes, et de l’autre côté, le système
d’information commercial qui se développerait en autarcie. Le
système d’information puise dans les processus commerciaux et
vice versa. Inutile donc de blâmer le SI commercial (alias SFA
[14] ) pour les mauvaises performances de vos commerciaux,
votre système de gestion des plaintes pour la dégradation de votre
image de marque et ainsi de suite. A l’inverse, de tels outils
– ramenés dans la finalité économique et commerciale de l’entreprise
– sont potentiellement de véritables accélérateurs de la qualité
du service aux clients car ils permettent de mettre l’entreprise
en alerte, autour de ses processus, actifs ou correctifs
[15] .
Le système d’information commercial basé sur
une vue globale de la finalité commerciale de l’entreprise répond
donc à des règles qui sont à la fois globales (les règles de la
gestion de la relation clients) et pertinentes de l’outil (règles
de l’outil d’aide à la gestion de la relation clients). Nous avons
rassemblé dans deux encadrés les règles qui nous paraissent les
plus importantes dans la mise en place et le déploiement d’un
système d’information clients (voir les 2 encadrés à part).
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Figure 4 : Description d’un
outil de CRM « idéal »
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pour une utilisation raisonnée du
CRM
Si nous ne plaidons pas pour une vision ‘mythologique’
[16] du CRM qui serait un outil miracle ‘à tout faire’,
nous refusons également la vision extrême opposée (souvent générée
par la première) qui nierait toute utilité à l’outil du CRM. Bien
souvent, une mauvaise conception, un mauvais déploiement sont
à la base de déconvenues certaines. Discutant récemment avec un
responsable en assistance à maîtrise d’ouvrage œuvrant au déploiement
d’un outil de CRM Peoplesoft (en soi un fort bon outil d’ailleurs)
dans une entreprise de distribution, nous évoquions les déconvenues
que la maîtrise d’ouvrage peut rencontrer, et de citer le cas
où il avait travaillé deux ans à l’élaboration d’un projet qui
ne semblait pas vouloir prendre le chemin du décollage.
Pourtant le choix de l’outil n’était pas à
incriminer. J’ai pu observer dans d’autres secteurs, des implantations
encore plus lentes, avec des phases amont de 4 ans, voire de 8
ans, pour un cas extrême. De tels dysfonctionnements ne doivent
rien au CRM mais à l’organisation qui l’entoure et à la qualité
des phases de conception et de déploiement
[19]. L’indépendance et le pouvoir de la maîtrise d’ouvrage,
son savoir-faire et sa capacité d’écoute et de négociation, ses
ressources et la qualité de sa gestion de projet [20] sont les pierres d’angle de
la mise en œuvre de la relation clients. Tout ceci nous amenant
à croire, comme le veut le dicton, qu’il n’y a pas de mauvais
outils mais de mauvais ouvriers.
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